ART | EXPO

La Grosse Bleue

22 Avr - 17 Juin 2017

L’exposition « La Grosse Bleue » à la galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico à Paris dévoile de nouvelles sculptures d’Anita Molinero. Polypropylène, polystyrène et autres matériaux ou objets industriels soumis à l’altération développent un contre-fonctionnalisme plein de vitalité.

L’exposition « La Grosse Bleue » à la galerie parisienne Thomas Bernard – Cortex Athletico à Paris présente des sculptures d’Anita Molinero. Des œuvres composées de matériaux industriels et marquées par l’altération.

« La Grosse Bleue » : les matériaux industriels brutalisés

Le titre de l’exposition, « La Grosse Bleue » porte des références multiples. A travers ce choix, Anita Molinero évoque l’attention moderne portée à la couleur, tout en adoptant un ton familier qui renvoie à sa démarche artistique, fondée sur la récupération de matériaux fonctionnels. « La Grosse Bleue » est également le sobriquet qu’elle avait attribué à une cuve industrielle qu’elle avait installée dans son atelier avant de lui faire subir diverses transformations.

L’œuvre La Grosse Bleue, réalisée en 2017, ouvre l’exposition : la cuve en polypropylène a été découpée et sa paroi a été en plusieurs endroits brûlée, fondue, trouée, déformée. Dès l’entrée de la galerie s’impose ainsi une image presque violente des processus d’altération qui sont au cœur de la démarche d’Anita Molinero.

La sculpture d’Anita Molinero, entre récupération et altération

La suite du parcours dévoile une série de tableaux intitulés Croûûûtes. Réalisés en polystyrène extrudé recouvert de peinture acrylique, ils exposent leur surface malmenée par les gestes d’Anita Molinero : creusement, brûlure, création de relief, entre défiguration et transformation. Un diptyque sculptural mêlant bronze et plastique fondu dans une figure indéfinie posée sur socle forme un hommage à Edgar Degas.

La sculpture d’Anita Molinero déploie le contre-fonctionnalisme à travers l’utilisation de matériaux et objets issus du monde industriel qu’elle recompoe en des formes à la fois anthropomorphiques et abstraites : des formes primitives dans lesquelles prime une sensation de vitalisme.