ART | CRITIQUE

La Comédie urbaine

PMuriel Denet
@18 Oct 2008

A plus de 80 ans, après cinq décennies de remarquable constance conceptuelle sans cesse renouvelée, Jacques Villeglé, ce flâneur de Paris, bénéficie enfin d’une rétrospective dans la capitale. Il procède par soustraction au réel de ces sédimentations lacérées, qu’il injecte, soigneusement marouflées, dans le circuit de l’art.

Pour “l’affichiste“ Jacques Villeglé, qui n’est pas vraiment du genre à s’afficher, l’affiche n’est qu’un moyen, un matériau d’une richesse inépuisable : déjà informée par le message qu’elle véhicule, son exposition sur les murs de la ville se charge de la métamorphoser jusqu’à défiguration, voire disparition. Ce flâneur de Paris, qui, à l’âge vénérable de 82 ans, bénéficie enfin d’une rétrospective dans la capitale, procède ainsi par soustraction au réel de ces sédimentations lacérées, que l’artiste injecte, soigneusement marouflées, dans le circuit de l’art.
Pendant près de cinq décennies, Villeglé a fait preuve d’une remarquable constance conceptuelle, qui lui a permis de produire une œuvre prolifique (près de quatre mille références au catalogue), et sans cesse renouvelée.

Depuis le premier décollage de 1949, effectué de concert avec son complice d’alors, Raymond Hains, la posture s’est affirmée, et formalisée définitivement lors de l’exposition, de 1959, chez François Dufrêne, d’après le Lacéré anonyme. Ce qui signifie à la lettre que Jacques Villeglé intervient après les annonceurs, graphistes, colleurs, puis lacérateurs, graffiteurs et autres barbouilleurs d’affiches, dont il s’approprie les formes et les humeurs, pour en proposer une interprétation, comme un cinéaste le fait d’une œuvre littéraire.
Ce faisant Jacques Villeglé cristallisait dans les années 50 des tendances et des tensions qui traversaient une époque dominée par l’abstraction et quelques figures «starifiées» de l’art (Picasso et Matisse). À l’instar de ses camarades du Nouveau Réalisme, il tournait ainsi le dos à la peinture.

Choisir et «ravir» relèvent d’un geste artistique que l’artiste «tient en haute estime» (Des réalités collectives, 1958).  Il rompt avec le faire de l’artiste inspiré («abstrait» ou «star»), il sélectionne, soustrait, décontextualise, et s’approprie une production collective et anonyme, dont l’artiste est le dernier maillon.
Si le ready-made duchampien se voulait anesthétique, le décollage compte sur la rapidité de la décision et du geste pour inoculer une indifférence visuelle à l’œuvre. Toutefois, l’artiste se réserve la possibilité d’«un coup de pouce pour une mise en valeur plastique ou une mise en situation dramatique» des lacérations trouvées.
À l’instar du ready-made aidé, Jacques Villeglé parle de «décollage assisté». Une métaphore aéronautique digne de l’iconoclasme dada qui préside à ce plaisir du non sens. De tous ces messages soigneusement élaborés — publicitaires, politiques, culturels, petites annonces ou satires spontanées —, hachés, passés à la moulinette d’un vandalisme salutaire, ne restent en effet que des éclats aléatoires. Les mots, telles des pépites dans le chaos, sont de ceux qui réintroduisaient la vie dans la peinture cubiste menacée d’abstraction, de ceux dont usait le lettrisme comme pur matériau sonore.
Fragmentés, concassés, recomposés par le hasard et le temps, ils ouvrent des brèches sémantiques éparses, souvent improbables, «[emportent] l’esprit du spectateur vers d’autres régions plus verbales» (M. Duchamp),  ou bien se mue en pure picturalité, qui s’offre comme un champ de projection. N’est-ce pas au spectateur de faire le tableau, parfois aiguillé par le titre. Ainsi des Nymphéas, de novembre 1957, qui invite à voir dans une complexe recomposition de lettres bleues sur fond crème, à force de superpositions et lacérations, un écho des reflets ondulant sur l’eau du maître impressionniste.

Découpant au scalpel dans ces strates urbaines, c’est à une archéologie du temps présent, que se livre encore l’artiste, qui libère le brouhaha frénétique des murs de Paris. Une Comédie urbaine y vibre de personnages et de motifs récurrents — produits, slogans, thèmes, graphismes — qui se brouillent, s’occultent, se télescopent. De façon parfois si providentielle et prémonitoire, que c’en est troublant: ainsi de ce côte à côte improbable Algérie/Evian, lambeau d’affiche politique sur fond de publicité pour l’eau minérale éponyme (Carrefour Algérie-Evian, 26 avril 1961).

Avec le temps, l’œuvre s’est enrichie d’une dimension historique. Défilent sur les cimaises du Centre Pompidou les utopies des trente glorieuses: du bonheur sur papier glacé aux rêves de table rase. Bouillonne la vie artistique de la capitale (cinéma, théâtre, concerts, expositions, etc.).
Sur un très grand décollage de juin 1959, Rue René Boulanger. Boulevard Saint-Martin, kaléidoscope de couleurs hachées menu, sur noir et bleu, une petite bulle en bas à droite laisse éclater en surface les noms de Duvilliers, Hains, Lubovski, Spoerri…. Villeglé bâtira toute une série sur le personnage de l’Hourloupe que Dubuffet expose au CNAC de la rue Berryer en 1975.
S’expose également l’évolution des graphismes publicitaire et politique, qui tendent, après la créativité subversive des années 60, à se ressembler jusqu’à l’interchangeabilité dans les années 80, usant de la même typographie clinquante et des mêmes gros plans photographiques racoleurs. Les règles d’urbanisme changent aussi. La ville se police, privant l’artiste, dès la fin des années 80, de ses meilleurs matériaux, qui l’oblige à une Décentralisation, menée un peu partout en France en collaboration avec les Ateliers d’Aquitaine.

Dans ce feu d’artifice de formes et de couleurs, Jacques Villeglé a opéré un ordonnancement, qui navigue entre forme, fond, et chronologie : les mots (La Lettre lacérée), les images (Images), les sans images ni mots (La Couleur déchirée), l’expression politique (Politiques), etc. Contrairement aux œuvres picturales dont on ne connaît souvent que des reproductions imprimées, toujours décevantes, les couleurs des affiches décollées n’ont pas d’éclat singulier.
Les encres d’imprimerie sont défraîchies, ce qui confère à l’ensemble ce parfum de nostalgie, et de grande fragilité. La boucle d’ailleurs semble bouclée par un dernier décollage, effectué à Buenos Aires en 2003, ou les lacérations du ticket Menem-Romero aux élections de 2003, découvrent la programmation d’une salle de cumbia de la capitale argentine, à la typographie et aux couleurs désuettes, dignes des années 50 européennes.

L’alphabet socio-politique, que Villeglé a entrepris de collecter depuis la fin des années 60, sur les murs de la ville, constitue le deuxième versant de l’œuvre et de l’exposition. La démarche est en apparence différente, quoiqu’il s’agisse là encore d’appropriation, et d’une copie conforme, sans style, des signes collectionnés.
Cet alphabet, longuement mis au point, un peu forcé parfois, qui inclut pèle mêle le A cerclé de l’anarchisme, une multitude de croix, dont la croix gammée, les S zébrés de la Waffen SS, et l’étoile de David, est utilisé par l’artiste pour réécrire, notamment sur des ardoises d’écoliers, des citations d’auteurs aussi disparates que Hegel et Coluche, Sartre et Rémi de Gourmont.
Mais ces aphorismes sont difficilement déchiffrables. Le code est fluctuant, parfois arbitraire,  et l’accrochage en hauteur n’en facilite pas la lecture. Deux modes d’expression s’y parasitent : un symbolisme subversif un peu sclérosé, menacé et menaçant d’ésotérisme, et des pensées que Jacques Villeglé semble reprendre à son compte, tout en se gardant de les livrer avec clarté.
L’artiste avance camouflé derrière les mots des autres et un graphisme, lourd de sens éclectiques, ravi à la rue, qui en entrave la lecture. Comme un ultime refus de dire «je», ou comme célébration d’un «je» infiniment labile, peuplé de tous ces anonymes qui œuvrent en sous-main. L’illisibilité, encore une fois, comme garde-fou contre toute propagande ou prêt-à-penser, comme champ de l’insaisissable, et donc de liberté.
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Jacques Villeglé
1. Iintroduction
Fils d’acier. Chaussée des Corsaires (Saint-Malo), août 1947. Fils d’acier. 63 x 47 x 9 cm
Ach Alma Manetro, février 1949. Affiches lacérées marouflées sur toile. 58 x 256 cm [Raymond Hains et Jacques Villeglé]
“M”, 1949. 52 x 115 cm. Affiches lacérées marouflées sur toile [Raymond Hains et Jacques Villeglé]
Étude aux allures, 1950-1954/1960. Film cinématographique couleur 16 mm, sonorisé par Pierre Schaeffer. Durée : 4’29’’ [Raymond Hains et Jacques Villeglé]

2. La lettre lacérée
L’Humour jaune. Boulevard Pasteur, février 1953. Affiches lacérées marouflées sur toile. 93 x 110 cm
Les Nymphéas, novembre 1957. Affiches lacérées marouflées sur toile. 38,5 x 247 cm
Porte Maillot. Ranelagh, novembre 1957. Affiches lacérées marouflées sur toile. 72 x 147 cm
La Baleine blanche, février 1958. Affiches lacérées sur contreplaqué. 100 x 125 cm [François Dufrêne et Jacques Villeglé]
Place Possoz, septembre 1958. Affiches lacérées marouflées sur toile. 101 x 153 cm
ABC, 4 mars 1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 150,4 x 188,7 cm
Tapis Maillot, février 1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 118 x 490 cm
Rue Neuve Saint-Pierre, 25 juin 1962. 109 x 170 cm
Rue de Tolbiac. Le crime ne paie pas, 26 octobre 1962. Affiches lacérées marouflées sur bois. Diamètre 110 cm
Hôtel Saint-Senoch. Rue Bayen, 31 mars 1963. Affiches lacérées marouflées sur toile. 82 x 130 cm
Les Dessous du Quai de la Rapée, 21 mai 1963. Affiches lacérées marouflées sur toile. 99 x 84 cm
Métro Saint-Germain, 22 septembre 1964. Affiches lacérées marouflées sur toile. 100 x 81 cm
Carrefour Crimée–Botzaris, 3 juillet 1972. Affiches lacérées marouflées sur toile. 160 x 230 cm
Rue de Bretagne, mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 117,5 x 89 cm

3. Images
Angers, Place du Pélican, 21 septembre 1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 162 x 130 cm
Carrefour Sèvres–Montparnasse, juillet 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 319 x 810 cm
Rue de la Biche–Saint-Denis, septembre 1963. Affiches lacérées marouflées sur toile. 240 x 306 cm
Rues Desprez et Vercingétorix. La Femme, 12 mars 1966. Affiches lacérées marouflées sur toile. 251 x 224 cm
La Moto. Avenue Ledru-Rollin, 17 juillet 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 320 x 270 cm
Rue Neuve-Saint-Pierre. Goûter, 25 juillet 1966. Affiches lacérées marouflées sur toile. 177 x 218 cm
Quai des Célestins, août 1964. Affiches lacérées marouflées sur toile. 219 x 220 cm
Rue Lauzin, 5 février 1964. Affiches lacérées marouflées sur toile. 210 x 230 cm
Les Jazzmen. Rue de Tolbiac, 10 décembre 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 217 x 177 cm

4. La couleur déchirée
Passage de l’Aurès (Braque), 18 avril 1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 166 x 219 cm
Rue René Boulanger. Boulevard Saint-Martin, juin 1959. Affiches lacérées marouflées sur toile. 293 x 430 cm
Avenue de la Motte-Picquet, 1er novembre 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 241 x 176 cm
Les Surplus transparents, septembre 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 190 x 215 cm
Passage du Cheval Vert, 18 mai 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 133 x 97 cm
Rue de l’Électronique, 8 juillet 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 158 x 117 cm
Rue Beaubourg, 4 juin 1964. Affiches lacérées marouflées sur toile. 148 x 122 cm
122, rue du Temple, 14 avril 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 167 x 127 cm
Boulevard Castellucho (jaune), 4 juin 1964. Affiches lacérées marouflées sur toile. 200 x 145 cm
Boulevard Haussmann, 9 janvier 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 140 x 240 cm
42, rue de Turbigo, 2 mars 1968. Affiches lacérées marouflées sur toile. 143 x 240 cm

5. Alphabet socio-politique
— Paris-Saint-Brieuc, 1950-1952. Film cinématographique 16 mm couleur, silencieux. Durée : 2’50’’
Lacéré anonyme, 1969. Encre et gouache sur papier marouflé sur aggloméré peint. 66 x 58 cm
Éclatements Lacérations Graffiti, janvier 1978. Feutre sur placards de journaux. 72 x 104 cm
L’Alphabet de la guérilla, octobre 1983. Peinture à la bombe sur toile synthétique. 126 x 166 cm
Lycanthrope, 1992. 250 x 298 cm. Peinture sur tissu
— Sator Arepo, avril 1993. Peinture sur cartons, 3 gris et 1 rose. 98 x 98 cm
Les Onze O première étude, mai 1995. Peinture et bombage sur toile synthétique. 134 x 110 cm
Structure, 18 octobre 1995. Huile sur toile de lin. 195 x 146 cm
La Mémoire insoluble, juin 1998-2008. Ensemble de 232 ardoises d’écolier. Correcteur blanc sur ardoise d’écolier
Alphabet socio-politique, 1999. Film support numérique, couleurs, sonore. Durée: 2’42’’. Conception : Stéphane Muñoz. Kermat Production. Centre culturel, Atelier d’Aquitaine. Musique: Fabulous Trobadors

6. Politiques
6, boulevard Poissonnière. Marcel Cachin, mai 1957. Affiches lacérées marouflées sur toile. 88 x 59 cm
Hommage à la Marseillaise de Rude, décembre 1957. Affiches lacérées marouflées sur contreplaqué. 67,5 x 43,5 cm
«OUI» – rue Notre-Dame-des-Champs, 22 octobre 1958. Affiches lacérées marouflées sur toile. 68 x 100 cm
Carrefour Algérie. Evian, 26 avril 1961. Affiches lacérées marouflées sur toile. 78 x 65 cm
Boulevard de la Chapelle – Pour le succès de la France, 20 novembre 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 331,5 x 251 cm
Rue du Temple, 29 juin 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 152 x 206 cm
La Chienlit, rue de Sévigné, 17 mai 1968. Affiches lacérées marouflées sur toile. 84 x 89 cm
Gare Montparnasse – rue du Départ, 12 juillet 1968. Affiches lacérées marouflées sur toile. 112 x 158 cm
118, rue du Temple – La parole est à vous, 20 novembre 1968. Affiches lacérées marouflées sur toile. 100 x 73 cm
Les Bulles du Temple, 5 février 1969. Affiches lacérées marouflées sur toile. 154,5 x 116 cm
Boulevard de la Bastille – Referendum, 25 avril 1969. Affiches lacérées marouflées sur toile. 84 x 145 cm
96, rue Beaubourg, 20 avril 1969. Affiches lacérées marouflées sur toile. 89 x 116 cm
Pompidou – rue de Crimée, 28 novembre 1969. Affiches lacérées marouflées sur toile. 100 x 65 cm
Rue des Tourelles, 16 août 1971. Affiches lacérées marouflées sur toile. 112 x 140 cm
Rue Pastourelle, 23 avril 1972.  Affiches lacérées marouflées sur toile. 195 x 130 cm
Rue Tiquetonne, septembre 1972. Affiches lacérées marouflées sur toile ; 130 x 195 cm
Rue du Grenier-Saint-Lazare (Mao), 18 septembre 1976. Affiches lacérées marouflées sur toile. 93 x 113,5 cm
Hôtel Amelot de Chaillou, 14 avril 1981. Affiches lacérées marouflées sur toile. 97 x 130 cm
Hôtel de Tallard – Rue Pastourelle, 14 avril 1981. Affiches lacérées marouflées sur toile. 130 x 97 cm
50, rue de Turbigo, 4 mars 1986. Affiches lacérées marouflées sur toile. 169 x 128 cm
Boulevard Haussmann, 15 mars 1988.  Affiches lacérées marouflées sur toile. 150 x 136 cm
Boulevard de la Villette, novembre 1965. Affiches lacérées marouflées sur toile. 118,5 x 130 cm
L’Anonyme du dripping, 13 avril 1967. Affiches lacérées marouflées sur toile. 200 x 320 cm
Rue du Temple Vietnamien, 24 juin 1967. Affiches lacérées marouflées sur toile. 76 x 287 cm
Rue Bertin Poirée, août 1969. Affiches lacérées marouflées sur toile. 76 x 154,5 cm
Boulevard de la Villette, mars 1971. Affiches lacérées marouflées sur toile. 148 x 152 cm
Rue Jean Zay, novembre 1971. Affiches lacérées marouflées sur toile. 140 x 122,5 cm
Rue du Temple, janvier 1973. Affiches lacérées marouflées sur toile. 130 x 162 cm
— 2/8, rue de Turbigo, 1er février 1977. Affiches lacérées marouflées sur toile. 107,5 x 120 cm
Rue de Thorigny, 13 mars 1977.  Affiches lacérées marouflées sur toile. 160 x 256 cm
Rue Pierre Lescot, 3 mai 1981. Affiches lacérées marouflées sur toile. 224 x 160 cm
— Rue Michel Le Comte, 16 janvier 1982. Affiches lacérées marouflées sur toile. 179 x 205 cm
— Rue de Réaumur. Rue des Vertus, 4 juin 1984. Affiches lacérées marouflées sur toile. 159 x 228 cm

7. Un mythe dans la ville
Un mythe dans la ville, 1974-2002. Film cinématographique 16 mm couleur, sonore. Durée : 29’ 27’’. Bande-son : Bernard Heidsieck

8. Villegtlé et l’Hourloupe
Rue du Grenier-Saint-Lazare, mardi 18 février 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 89 x 116 cm
Rue de la Perle, 25 février 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 100 x 81 cm
Angle rues des Halles et du Pont-Neuf, 1er mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 130 x 162 cm
Rue de Thorigny, 5 mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 130 x 195 cm
Ex-26, rue du Pont-Neuf, 11 mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 81 x 116 cm
Rue du Parc-Royal, 11 mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 97 x 130 cm
Rue Rambuteau. Plateau Beaubourg, 13 mars 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 74 x 185 cm
— Carrefour Montmartre-Rambuteau, 12 avril 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 142 x 117 cm
Pointe Saint-Eustache, 16 avril 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 152 x 130 cm
Rue du Grenier-Saint-Lazare, décembre 1975. Affiches lacérées marouflées sur toile. 83,5 x 105 cm

9. Décentralisation et atelier d’Aquitaine
La Genèse. Boulevard de la Liberté, Agen, 12 mai 1997. Affiches lacérées marouflées sur toile. 260 x 899,5 cm
Rolling Stones. 56, rue de la République, Toulouse, 11 décembre 1997. Affiches lacérées marouflées sur toile. 140 x 140 cm
NTM. Boulevard Godard, Bordeaux, 8 juillet 1998. Affiches lacérées marouflées sur toile. 195 x 185 cm
Poitiers Goule. Rue Pique Avoine, 3 février 1998. Affiches lacérées marouflées sur toile. 240 x 200 cm
Sainte Famille. Cours de la Somme, Bordeaux, 8 juillet 1998. Affiches lacérées marouflées sur toile. 120 x 200 cm
ONB. Les jardins de Lawrence, avenue de la Résistance, Pau, mars 1999. Affiches lacérées marouflées sur toile. 150 x 300 cm
Lille. Rue Littré, février 2000. Affiches lacérées marouflées sur toile. 200 x 200 cm
Blues Brothers & Danger Mines, Luxembourg, juillet 1998. Affiches lacérées marouflées sur toile. 215 x 130 cm
177, Cours de la Marne, Bordeaux, 18 avril 2002. Affiches lacérées marouflées sur toile. 235,5 x 142 cm
Barcelone, janvier 2000. Affiches lacérées marouflées sur toile. 208 x 166 cm
Barcelone.  Al Compas, 2000. Affiches lacérées marouflées sur toile. 200 x 150 cm
Métropolis. Avenida General Roca, Buenos Aires, 14 février 2003. Affiches lacérées marouflées sur toile. 218 x 142 cm