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Kindertotenlieder

24 Avr - 29 Avr 2008

Représenter l’effroyable, questionner les fantasmes et le rituel en art... Gisèle Vienne se nourrit des mots de Dennis Copper pour revisiter les représentations du corps dans l’iconographie traditionnelle autrichienne.

Communiqué de presse
Gisèle Vienne

Kindertotenlieder

Horaires :
21h, relâche le dimanche

— Conception : Gisèle Vienne
— Texte et dramaturgie :  Dennis Cooper
— Musique : KTL Stephen O’Malley et Peter Rehberg
— Lumière : Patrick Riou
— Interprétation : Jonathan Capdevielle, Margrét Sara Gudjónsdóttir, Elie Hay, Guillaume Marie, Anja Röttgerkamp ou Anne Mousselet
— Conception robots : Alexandre Vienne
— Création poupées : Raphaël Rubbens, Dorothéa Vienne-Pollak, Gisèle Vienne assistés de Manuel Majastre
— Création masques en bois : Max Kössler
— Maquillage : Rebecca Flores
— Coiffure des poupées : Yury Smirnov
— Direction technique : Nicolas Minssen
— Régie plateau : Christophe Le Bris
— Régie son : Kenan Trévien

« Mon travail, centré autour des rapports du corps au corps artificiel, est plus précisément axé, au sein de ce projet sur une recherche autour des représentations du corps dans l’iconographie autrichienne traditionnelle, qui permet d’interroger la représentation de l’effroyable et de la mort. Je souhaite travailler particulièrement sur la tradition liée aux personnages des Perchten, des figures qui surgissent au milieu de l’hiver pour chasser les démons et punir les âmes damnées. Cette tradition, encore vivante, répond toujours à certains fantasmes qui nous animent, liés à la cruauté, à l’innocence et à l’expiation.

J’ai, par ce travail, l’ambition d’interroger le sens des fantasmes exprimés au sein de cette tradition. Il s’agira également de questionner la confusion qui peut être faite entre, d’une part, les lieux organisés d’expression du fantasme, comme, par exemple, les cérémonies, et d’autre part, la réalité. Il faudra, enfin, évoquer les espaces où s’expriment les fantasmes collectifs, se poser la question de la place et de la nécessité du rituel et de l’art dans la société, que l’on peut qualifier de « dépenses improductives ». Dennis Cooper écrit une pièce qui développe ces préoccupations. Si notre travail portait jusqu’à présent sur le rapport entre fiction et réalité dans la sphère de l’intime, nous nous
interrogeons, avec ce nouveau travail sur la confusion entre fantasme et réalité dans la sphère collective. » (Gisèle Vienne)