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Julio Le Parc

Ce catalogue retrace plus de 40 ans de création et est conçu pour en faire une monographie de référence sur l’artiste cinétique Julio Le Parc, dont le travail sur le mouvement et la lumière crée des connexions visuelles infinies entre l’œuvre et le spectateur.

Information

Présentation
Arnauld Pierre, Hans Ulrich Obrist, Jean-Louis Pradel
Julio Le Parc

L’œuvre de Julio Le Parc repose sur l’expérimentation comme moyen et méthode d’une création indissociable de l’engagement politique et social au service du spectateur, qu’il souhaite replacer au cœur du système de l’art. Ses œuvres de lumière, ses installations optiques, en font un des plus grands artistes de l’art cinétique et du Op art.

Artiste majeur du GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel, 1960-1968) au côté de François Morellet, Garcia Rossi, Yvaral, Stein…, c’est sur ce mode de création collective que Le Parc a développé ses œuvres «pénétrables», labyrinthes, jeux-enquêtes, œuvres de lumière, contorsions, etc.

Il reçoit en 1966 le grand prix de la Biennale de Venise, distinction qui surprend ses détracteurs de l’époque qui déplorent la mort de la peinture au profit d’un art trivial de distraction comme le titrait alors le Time: «Le triomphe du style Fun House».

Or c’est bien là que tout se joue, dans cette proximité voulue, construite, politique avec l’univers du parc d’attractions, de la fête foraine, bref, dans un dispositif tout entier tourné vers le spectateur. C’est également l’enjeu de l’essai d’Arnauld Pierre, qui propose de relire l’histoire de l’art du début du XXème siècle à la lumière de l’art populaire et des industries du divertissement, ces influences prenant selon lui leur plein essor sur Le Parc: «Se pourrait-il que la culture moderne du regard se soit aussi forgée dans le creuset de la fête foraine, du music-hall et des expositions universelles?»

En complément de cet essai, cette monographie comporte un entretien réalisé par le critique Hans Ulrich Obrist, qui relate le parcours de l’artiste et aborde tour à tour ses différentes séries, depuis ses premiers travaux à l’école des Beaux Arts de Buenos Aires, où il a été l’élève de Fontana, ses années à paris où il fonde le GRAV, jusqu’à son retour à la peinture dans les années 1980.

Enfin un portrait de Jean-Louis Pradel, ami et complice de l’artiste, ainsi qu’un entretien viennent compléter l’important corpus iconographique (250 reproductions en couleur et noir et blanc).

Un portfolio de 16 pages est consacré à l’exposition du palais de Tokyo (du 27 février au 13 mai 2013) et la préface est signée de la commissaire de l’exposition Daria de Beauvais.

Né en 1928 à Mendoza, Argentine, Julio Le Parc vit et travaille à Paris depuis 1958.

Arnauld Pierre est historien d’art, professeur à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) et commissaire d’exposition. Il est l’auteur de plusieurs essais, dont Maternités cosmiques (Hazan, 2010) et de monographies dont Tania Mouraud (Flammarion, 2003).