ART | EXPO

New Day

11 Jan - 15 Fév 2020
Vernissage le 11 Jan 2020

En transformant les mots en images, les peintures de John Phillip Abbott constituent un exercice cathartique où l’acte physique de peindre et l’instant présent défient la plongée dans les souvenirs. L’exposition « New Day » à la galerie parisienne Xippas présente des peintures réalisées depuis 2012 par l’artiste américain.

L’exposition « New Day » à la galerie Xippas de Paris présente des peintures de John Phillip Abbott réalisées entre 2012 à aujourd’hui. Entre démarche mémorielle intime et recherche formelle rationnelle, ces tableaux explorent les rapports entre les mots et les images et tend à brouiller la frontière qui les sépare.

« New Day » : peintures de John Phillip Abbott à la galerie Xippas

Le processus créatif de John Phillip Abbott débute toujours par le choix de mots cristallisant un souvenir. Ainsi, ceux du tableau In the Pines reprennent le titre d’un morceau avec lequel il a grandi et Pontiac fait référence à sa première voiture. Une fois que cet élément lexical est retenu, il est tracé sur la toile suivant un vocabulaire calligraphique composé de formes géométriques dont le choix répond à des considérations purement formelles et picturales.

John Phillip Abbott transforme les mots en images

Les mots, agençant les compositions selon des structures similaires à des grilles, perdent alors leur charge sémantique initiale et se transforment de concepts en images. John Phillip Abbott adopte une approche sensorielle des mots qui, comme les autres outils matériels de l’acte pictural, la toile et la peinture, doivent être manipulés et ressentis. Ainsi le processus de création artistique revêt-il le caractère d’un exercice cathartique dans lequel l’esprit, prompt à se perdre dans la recherche de souvenirs, est défié par le corps engagé pleinement dans l’effort physique et dans l’instant présent.

Des peintures qui cristallisent et défient les souvenirs

Si la démarche de John Phillip Abbott semble viser à défaire les mots de leur sens, à passer du « lire » au « voir », elle renferme une ambiguïté, le spectateur étant invité à suivre le chemin inverse et à retrouver les mots dans les images. Ses peintures sont destinées à faire ressurgir le passé tout en demeurant mystérieuses pour un œil extérieur tant leurs sources lexicales sont personnelles. Ouvertes à diverses interprétations, elles invitent le spectateur à replonger dans son propre passé ou à inventer une autre histoire.