ART | EXPO

Affichage libre

11 Jan - 15 Mar 2020
Vernissage le 10 Jan 2020

L’art urbain de Joachim Romain est à l’honneur à l'Atelier d'Estienne, à Pont-Scorff, avec l’exposition « Affichage libre ». Entre sculpture et photographie, Joachim Romain exploite l’inépuisable matière des affiches publicitaires qui s’accumulent sur les murs des villes pour renouveler l’art du portrait.

L’exposition « Affichage libre » au centre d’art contemporain l’Atelier d’Estienne à Pont-Scorff présente les photographies urbaines et les installations de Joachim Romain : des images qui revisitent l’art du portrait à travers les affiches publicitaires et leur naturelle dégradation dans l’espace public.

« Affichage libre » : Joachim Romain à l’Atelier d’Estienne

La photographie de Joachim Romain est viscéralement liée au contexte des villes : dès son adolescence, l’artiste se plaisait à observer et à fixer par la photographie les vestiges publicitaires dans les rues de sa vile du Havre. Cet intérêt le suit à l’âge adulte et il continue, à travers les villes et les pays qu’il visite, à collecter des images des multiples couches d’affiches publicitaires recouvrant les murs, les poteaux, les grilles et autre mobilier urbain jusqu’à former des strates de matière, papier et érosion des supports mêlés.

Joachim Romain, sculpteur-photographe urbain

Les œuvres actuelles de Joachim Romain sont celles d’un simple spectateur captant les transformations de ces reliquats citadins devenu acteur qui les utilise et les manipule pour faire de la sculpture in situ. A l’aide de clefs, Joachim Romain découpe, déchire, brûle, taillade et érafle les affiches, profitant des télescopages inattendus que ces interventions font apparaître. Dans les photographies qui fixent ses réalisations dans la rue, mais aussi dans les tableaux, sculptures et installations qu’il réalise, des visages côtoient des slogans, des typographies sont recouvertes de couleurs et le plat se marie au volume.

Joachim Romain sublime l’affichage publicitaire

Les réalisations de Joachim Romain, seulement fixées par la photographie, sont ensuite libres d’évoluer sous les effets du temps ou de l’action d’autres passants. Ces sculptures urbaines éphémères, fruits des matières produites par la société de consommation et de leur obsolescence, subliment l’environnement urbain en même temps qu’elles renvoient l’image d’un monde partagé entre société dystopique et cité idéale.