ART | INSTALLATION

Jardin synthétique à l’isolement

17 Avr - 12 Juil 2015
Vernissage le 16 Avr 2015

S’inspirant de la télévision et d’internet, les œuvres d’Antoine Catala jouent avec le langage et les images. Il transforme ici un étage du musée en une sorte d'îlot, composé de plantes artificielles, d’écrans, de roches, de signes et de sons, créé en collaboration avec des personnes qui travaillent avec des enfants non-verbaux et des non-verbaux eux-mêmes.

Antoine Catala
Jardin synthétique à l’isolement

Antoine Catala vit et travaille à New York, où il fait partie d’une jeune génération d’artistes associés à Margaret Lee et à sa galerie d’un nouveau genre (à la fois artist run space, lieu de production et galerie commerciale), 47 Canal.

Qu’il s’agisse de ses vidéos-sculptures ou de ses raccourcis sémantiques, Antoine Catala joue avec le langage et les images. Il utilise les illusions par le biais des nouvelles technologies, d’hologrammes, et invente par exemple des images qui respirent. Renouant avec ce qui a fait la caractéristique du Mac Lyon, Antoine Catala est invité à présenter une exposition/œuvre destinée aux collections du musée. Pour cela, il dispose de 500 mètres carrés.

Ses œuvres mettent en relation toutes les images, les extensions, les mots de langage, les signes, les logos, les atmosphères. La télévision et internet sont parmi les sources d’inspiration du travail d’Antoine Catala, qui en reproduit les mécanismes en les détournant à des fins poétiques. Délibérément, l’artiste y trouve de nouvelles possibilités de lier le réel, l’image et le langage.

«Aujourd’hui, un mot, par le biais d’une recherche internet, permet de faire se manifester des millions d’images. Puis, par le truchement des imprimantes 3D, un mot permet d’accéder à des fichiers, qui à leur tour permettent d’imprimer des objets associés à ce mot. Ainsi, avec l’aide des machines, une nouvelle équivalence physique est établie: objet = image = mot.» (Antoine Catala)

Il souhaite utiliser le flux de ce qui est produit à l’instant même, de sorte que les œuvres soient toujours à jour. Cette volonté repose sur la conviction que nous n’avons plus affaire à une culture pop iconique mais à d’autres usages des images. Les images, celles auxquelles s’attache Antoine Catala, sont devenues subliminales, transitoires, en circulation permanente.

Antoine Catala poursuit son travail sur les signes visuels et transforme un étage entier du musée avec l’installation Jardin synthétique à l’isolement (2014-2015) produite et acquise par le Mac Lyon.
Le Jardin synthétique à l’isolement est une sorte d’îlot, composé de plantes artificielles, d’écrans, de roches, de signes et de sons, créé en collaboration avec des personnes qui travaillent avec des enfants non-verbaux et des non-verbaux eux-mêmes. Les signes de communication que certains de ces enfants utilisent y sont présentés en tant que sculptures, tandis que la voix numérique de la machine les énonce.
Cette œuvre illustre la joie de communiquer via une machine en parlant des problèmes de communication, mais aussi de la connexion au monde via ce langage spécifique.