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James Casebere

04 Juin - 23 Juil 2005
Vernissage le 04 Juin 2005

Photos d’architectures minimalistes, de lieux désolés révélant un sentiment de malaise et de vide. À travers ses images de bunkers, il explore les notions d’enfermement et d’articulation entre les espaces. Une interrogation sur les fondements sociaux, psychologiques et historiques de l’architecture.

James Casebere
James Casebere

Pour la première fois à la Galerie Daniel Templon, l’artiste américain James Casebere présente une sélection de ses photographies récentes : architectures minimalistes, lieux étrangement vides et ambigus, évoquant hammam, temples orientaux, chambres japonaises… Paradoxalement, leur beauté plastique renvoie à un sentiment de malaise et de grand vide.

Depuis une trentaine d’années, James Casebere s’interroge sur les aspects fondamentaux de l’architecture : fonction sociale, psychologique et historique. À travers ses représentations de bunkers, intérieurs de prison, tunnels ou aqueducs, il explore les notions d’enfermement, d’articulation de l’espace, de la force de la lumière.

Pourtant ses photographies ne renvoient jamais à une réalité clairement identifiable. Les images sont construites de toutes pièces. Pour concevoir ses photographies, James Casebere travaille en effet à partir de petites maquettes, reconstitutions standardisées d’architectures familières, qu’il crée dans son atelier. Ces maquettes de polystyrène et de bois sont soigneusement peintes, puis savamment éclairées, avant de servir de base à ses photographies monumentales.
Ce jeu sur l’échelle et l’éclairage permet ainsi de transfigurer ses lieux et revenir aux sources même de l’expérience architecturale.

critique

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