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Photaumnales. Terra nostra – le temps de l’Anthropocène

21 Sep - 05 Jan 2020
Vernissage le 28 Sep 2019

L’édition 2019 du festival de photographie « Photaumnales » intitulée « Terra nostra - le temps de l’Anthropocène » présente, à travers plusieurs sites des Hauts-de-France, le travail d’une quarantaine de photographes autour des thèmes de l’environnement planétaire et des enjeux écologiques actuels.

La 16e édition des « Photaumnales », festival de photographie organisé par Diaphane, pôle photographique des Hauts-de-France, propose des expositions dans divers sites de la région autour du thème « Terra nostra – le temps de l’Anthropocène ». Ce terme, inventé par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul J. Crutzen, signifie « l’ère de l’homme » et désigne l’époque géologique actuelle en tenant compte du fait que l’espèce humaine a désormais un impact irréversible sur la planète.

16e édition des « Photaumnales » : « Terra nostra – le temps de l’Anthropocène »

Parce que la Terre représente le principal défi de notre époque, le festival des « Photaumnales » explore cette année notre rapport à elle à travers le prisme des regards que les photographes posent sur elle. L’exposition principale, au
Quadrilatère de Beauvais, réunit les œuvres de vingt-cinq photographes, parmi lesquels Thierry Ardouin, Ursula Böhmer, Mathias Depardon, Chris Jordan ou encore Hans Silvester.

D’autres sites sont à visiter, comme l’Espace Séraphine Louis de Clermont-de-l’Oise, qui accueille notamment les clichés réalisés par Israel Ariño au hasard de ses errances dans le Pays du Clermontois, ou la Maison de la Culture d’Amiens qui expose les photographies prises par Gideon Mendel après le passage de l’incendie de Carr en 2018 en Californie du Nord, dans le cadre de sa documentation des impacts du changement climatique.

« Photaumnales » : le regard des photographes sur la Terre

La série Midway : Message from the Gyre de l’Américain Chris Jordan, exposée au Quadrilatère de Beauvais, documente de façon marquante les effets dramatiques de la production de plastique et des déchets qu’elle engendre. Elle offre un catalogue macabre de cadavres de bébés albatros dont l’estomac est rempli d’emballages, des jouets et autres objets jetés.

Les photographies d’Hans Sylvester comme Pollution témoignent quant à elle des conséquences écologiques de l’économie boursière. . Dès les années 1980, son travail orienté vers le militantisme environnemental l’a amené à photographier tous les parcs naturels d’Europe ou encore à dénoncer les ravages de la déforestation en Amazonie.

L’ensemble de photographies réunies dans le livre Food du Néerlandais Henk Wildschut est le fruit d’une commande du Rijksmuseum d’Amsterdam qui lui a demandé en 2011 de se pencher sur le thème de l’alimentation. Deux années de recherche, au cours desquelles il a pris de nombreux clichés, ont amené le photographe à réviser ses préjugés négatifs sur l’industrie alimentaire et à adopter un point de vue plus nuancé sur ce sujet vaste et complexe.