ART | EXPO

La Bête dans la jungle

07 Avr - 16 Sep 2018
Vernissage le 07 Avr 2018

L’exposition « La Bête dans la jungle » au MRAC Occitanie / Pyrénées-Méditerranée de Sérignan présente le travail en deux et en trois dimensions de Io Burgard : des dessins et sculptures entre figuration et abstraction qui proposent des passerelles entre l’imaginaire et le monde réel.

L’exposition « La Bête dans la jungle » au Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, à Sérignan, présente des dessins et sculptures de Io Burgard qui ouvrent des portes entre les rêves et le réel.

« La Bête dans la jungle » ouvre des portes entre les rêves et le réel

Le titre de l’exposition, « La Bête dans la jungle », est celui d’une nouvelle publiée par Henry James en 1903, dans laquelle est décrite la vie finalement ratée d’un homme qui ne fait qu’attendre, de façon aussi vaine qu’obsessionnelle « la bête dans la jungle », créature dont il est persuadé qu’elle lui assurera un destin extraordinaire. Prolongeant cette métaphore de la difficulté humaine à transposer ses rêves dans le réel, le parcours s’en sert comme un outil narratif qui relie les œuvres de Io Burgard.

La pratique de Io Burgard prend sa source dans le dessin et se déploie dans la sculpture : du geste du dessinateur naît des bas-reliefs délicatement ouvragés et des sculptures molles, comme autant d’exemples du passage de la deuxième à la troisième dimension, de l’imaginaire à la réalité. Les dessins de Io Burgard, tels que La statique de la chute constituent des ébauches de projections imaginaires. Mêlant abstraction et figuration, éléments corporels et mécanismes rudimentaires, ils évoquent des effets de mouvement, de chute, de gravité et d’élasticité. A travers eux se devine un potentiel illimité de transformation des formes comme des idées.

Io Burgard, du dessin à la sculpture

Les sculptures de Io Burgard concrétisent les plans jusqu’aux plus fantaisistes que suggèrent ses dessins. Ils sont les fantasmes échappés du papier et investissant le monde réel. Les pièces comme Que vogue la galère regorgent des motifs récurrents que sont les ponts, les portes, les bateaux, symboles évidents du passage, que ce soit d’une forme à une autre, d’un état à un autre, d’une dimension à une autre, du rêve au possible.