ART | EXPO

Interior 301

22 Juin - 27 Juil 2013
Vernissage le 22 Juin 2013

«Interior 301» parle de la métamorphose d'un moment d'intimité, en objet public de par sa transformation en œuvre d'art. La nature de ces intimités sont diverses: liées à des mécaniques de création, ou reflet d'expériences personnelles. Certaines dévoilent des phénomènes de société, d’autres méditent sur la complexité des interactions humaines.

Natalia Ibáñez Lario, Zora Mann, Josh Mannis, Christian Newby, Julie Voyce, Alexander Wolff
Interior 301

Commissariat de l’exposition: Dorothée Dupuis

Christian Newby réalise des papiers-peints monumentaux rejouant jusqu’à l’agacement les standards de l’avant-garde.

Natalia Ibáñez Lario manipule la nature cosmétique et l’économie proliférante des images numériques.

Josh Mannis peuple ses vidéos d’alter-égos fantasmés aux gesticulations hypnotiques.

Alexander Wolff produit des peintures textiles issues de la fusion littérale d’avec la maison familiale originelle.

Zora Mann s’inspire de ses rêves dans des paysages mêlant le vocabulaire africain de son enfance à des motifs de réminiscence moderniste.

Julie Voyce travaille depuis bientôt trente ans la linogravure avec un perfectionnisme la menant aux limites de sa propre conscience.

«Interior 301» parle de la métamorphose radicale d’un moment d’intimité, en objet public de par sa transformation en œuvre d’art. La nature de ces intimités sont diverses: certaines sont liées à des mécaniques de création; d’autres sont le reflet d’expériences personnelles. Certaines dévoilent des phénomènes de société; d’autres méditent sur la complexité des interactions humaines.

Dans toutes les œuvres, le langage visuel de l’abstraction est celui utilisé pour rendre intelligible, sinon supportable, la dureté, la mélancolie ou l’extase qui les habite.

La confrontation à ces expériences «exotiques» intérieures — l’«exotisme» pris ici dans le sens de ce qui est étranger à soi — fait alors écho à l’expérience paradoxale du domestique apaisant représenté par l’«Interior 301», appartement de la curatrice à Mexico City, mégalopole marginale à la post-modernité sourdement menaçante.