ART | EXPO

Insurrection d’un songe

08 Avr - 30 Avr 2011
Vernissage le 08 Avr 2011

Les oeuvres d'Olwen Gaucher se révèlent comme autant d’éléments constitutifs d’une «zone de non-lieu» qui lui permettent à la fois de questionner un monde en mouvement — régi par les déplacements — et de prendre en compte la réalité à travers l’empreinte d’objets.

Olwen Gaucher
Insurrection d’un songe

Module vidéo
Les zones portuaires, les architectures mobiles, l’insularité et la phénoménologie apparaissent en filigrane dans la pratique sculpturale et vidéo d’Olwen Gaucher. Ses oeuvres se révèlent comme autant d’éléments constitutifs d’une «zone de non-lieu» qui lui permettent à la fois de questionner un monde en mouvement — régi par les déplacements — et de prendre en compte la réalité à travers l’empreinte d’objets.

Tourné en Super-8, format qui lui confère un aspect documentaire et fragile, le film Insurrection d’un songe consiste en une action des plus simples : les éléments en plastique de la structure fantomatique d’un sous-marin sont sortis d’un container, assemblés à l’extérieur, repliés puis rangés dans le même habitacle. Élément récurrent du vocabulaire plastique d’Olwen Gaucher, le container est considéré ici comme symbole de la standardisation et de la circulation des marchandises.

Inspiré par le projet Fish Story de l’artiste américain Allan Sekula, Insurrection d’un songe met en scène le mythe d’une « république ouvrière des sept mers, une vaste conspiration syndicaliste informelle de travailleurs des navires de commerce, des docks et des bateaux de pêche (…), une variante prolétarienne du capitaine Némo et son équipage de parias révolutionnaires (…). » (Allan Sekula, «Live Cinders», in Fish Story, Düsseldorf: Richter Verlag,1995, p. 183