ART | EXPO

Inside Out

06 Fév - 19 Mar 2014
Vernissage le 06 Fév 2014

Arnaud Franc projette sur la toile l’évocation de corps libres, sauvages et déployés, entre perte d’équilibre et lévitation. Il transforme les corps jusqu'à faire de la présence du modèle un prétexte à la création. C'est de la tension que le geste jaillit et se prolonge en un trait incisif et nerveux.

Arnaud Franc
Inside Out

Inspiré par le corps et le vivant, Arnaud Franc travaille d’après modèle. Flirtant avec l’abstraction, l’artiste s’éloigne de la vraisemblance, travaillant l’élongation des membres et inventant la teinte des carnations. Il transforme les corps jusqu’à faire de la présence du modèle un prétexte à la création. Le modèle devient une allusion au vivant, à l’énergie dont le rayonnement provoque le dynamisme du trait de l’artiste. Arnaud Franc se nourrit de l’énergie vitale et charnelle du modèle.

Arnaud Franc donne vie à une chorégraphie sauvage, dansée par des corps épais et lourds mais semblant pourtant flotter ou errer entre les traces énergiques des coups de pinceau et les couleurs vives. Il aborde la trace que laisse une présence, le passage de l’autre, son empreinte dans le temps et l’espace.

La mixité des matériaux qu’il utilise: peinture, fusain et pastel traduit la frénésie de son œuvre. Arnaud Franc laisse son instinct guider l’impulsion de son trait déformant toujours plus les corps se dirigeant vers une distorsion libératrice. C’est de la tension que le geste jaillit et se prolonge en un trait incisif et nerveux.

«Le corps que l’artiste aborde est un mélange de grâce et d’épaisseur, de légèreté et de pesanteur. Un travail à l’énergie très graphique, portée par un trait qui n’hésite pas à déformer les proportions, à suggérer la tension du modèle, sa résistance physique, mais aussi à retranscrire la liberté d’un mouvement, la fraîcheur d’une vision, un émerveillement de la chair… S’installe ainsi un jeu plastique où le vide, l’espace mettent en valeur cette chorégraphie sauvage et dépouillée, ces corps partagés entre beauté et outrance, vérité intérieure de l’artiste et âpre distorsion de la figure humaine.» Serge Hartmann, les DNA Strasbourg.