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Industrie et paysage

23 Fév - 03 Avr 2010
Vernissage le 23 Fév 2010

Fernando X. González et Benjamin Nachtwey observent et transcrivent des paysages en choisissant des points de vue où se devine l’activité humaine.

Communiqué de presse
Fernando X. González, Benjamin Nachtwey
Industrie et paysage
       
Fernando X. González et Benjamin Nachtwey observent et transcrivent des paysages de manière récurrente, en choisissant des points de vue où se devine l’activité humaine. Ces paysages prétextes leur permettent d’élaborer des peintures où la matière, le choix d’une palette aux tons assourdis pour González, un cadrage large privilégiant l’atmosphère, quelques rais de lumière éclairant la toile pour Nachtwey, sont peut-être le véritable sujet.
 
Fernando X. González évoque plus qu’il ne décrit certains lieux particuliers de Buenos Aires, ses alentours, des aires industrielles tombées en désuétude, des quais portuaires désaffectés, maintenant des ponts, des canaux où se fondent l’eau, le ciel, la terre…

Il peint à l’huile, en privilégiant des couleurs atténuées par le blanc, où les gris sont éclairés par des bleus légers, une trace de vert, de jaune, à moins qu’un délicat vert amande, quasi monochrome, ne vienne donner la sensation  d’eaux endormies au fond d’un canal. N’hésitant pas à laisser apparaître la texture du support, -bois,toile-  qui devient un élément à part entière de l’Å“uvre, mêlée aux couches de peinture, il nous donne à percevoir la densité de la terre, de la brume matinale, d’où peuvent surgir les nacelles d’un manège, les structures métalliques d’un pont suspendu..
 
Benjamin Nachtwey, avec les peintures de la série «In the Yaddo-woods» choisit de peindre des sous-bois aux feuillages denses, troués par des tâches de lumière, où apparaissent en arrière-plan des véhicules arrêtés, voire renversés: d’où une étrange sensation pour le spectateur, partagé entre le sentiment d’apercevoir furtivement quelques voitures laissées à l’arrêt par des promeneurs, à moins qu’il ne s’agisse de véhicules abandonnés.

La distance étudiée pour ces représentations évite la description, et tend à restituer les impressions furtives ressenties par le passage d’une voiture. La légèreté même de la peinture n’est pas là pour souligner les essences botaniques, mais contribue à nous immerger dans l’atmosphère du paysage traversé. 
 
Les peintures de Fernando X.González et Benjamin Nachtwey ont donné lieu à la publication de catalogues monographiques, dont le récent catalogue Visible publié à Buenos-Aires pour Fernando X. González.                   

 

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