DANSE | SPECTACLE

Incantus

10 Fév - 11 Fév 2011
Vernissage le 10 Fév 2011

Dans Incantus, les trois corps en présence, au bord de la transe, nouent leurs existences fragiles au son et à l’image. Comme pour les pièces Hauts Cris et Souffles, toutes deux présentées au TCI en février, Vincent Dupont donne à voir mais aussi à entendre.

Vincent Dupont
Incantus

Horaire : 20h
Durée : 1h
Lieu : Coupole

―Danse : Olivia Grandville, Werner Hirsch, Manuel Vallade
― Musique : Raphaëlle Latini, Thierry Balasse, Vincent Dupont
― Conception du dispositif lumière : Yves Godin, en collaboration avec Armando Menicacci pour l’interaction lumineuse
― Costumes : Corine Petitpierre
― Travail de la voix : Valérie Joly

S’il fallait trouver un point commun à toutes les propositions de Vincent Dupont, on pourrait dire : le son. Pas seulement parce qu’il porte une attention minutieuse au travail sonore, mais parce qu’une des ambitions avouées de ses spectacles est de donner à entendre autant qu’à voir, la façon dont les corps produisent à la fois des impressions visuelles et des images sonores.

Incantus ne déroge pas à la règle que s’est fixée Vincent Dupont, comédien et danseur pour d’autres (notamment Hubert Colas et Boris Charmatz) avant de devenir son propre homme de spectacles. On ne dévoilera pas ici les mille et une inventions scéniques, gestuelles, sonores, qui font la beauté de ces spectacles et l’émerveillement du spectateur, car l’inattendu et la surprise sont une part essentielle de la poétique de Vincent Dupont. Mais on peut au moins donner un avant-goût des dispositifs à l’œuvre.

Dans Incantus, c’est à travers l’exploration des rapports entre image/mouvement et image/son que les trois corps présents sur la scène vont apprendre à se libérer des automatismes pour trouver en eux la possibilité d’une autre présence : plus près de la transe, de l’incantation, de la joie. On le voit bien, les spectacles de Vincent Dupont s’amusent à distordre avec violence souvent et démesure, les rapports et les perspectives pour nous offrir, à nous spectateurs, un autre point de vue sur les choses.