Cette page a été un peu chahutées en passant de l’ancien au nouveau site, les corrections sont en cours.  
Non classé | EXPO

Impertinences et volupté

15 Mar - 28 Avr 2012
Vernissage le 14 Mar 2012

Sarah Garzoni collecte des matières, des forms organiques proches et banales. Elle les détourne, les manipule dans un travail plastique qui mêle le naturel et l’artificiel dans une confusion bien organisée. Quant à l’artiste Argentin Pedro Marzorati, ses oeuvres cherchent principalement à changer la perception que nous en avons pour jouer avec eux, dans un monde imaginaire et poétique.

Sarah Garzoni, Pedro Marzorati
Impertinences et volupté

Le monde de Sarah Garzoni est celui des chimères, des croisements improbables entre nature et artifice. Le travail de cette artiste se fonde sur l’observation et l’expérimentation, faisant converger représentations, savoirs contemporains, et pouvoir d’invention de la pratique esthétique. La démarche de Sarah Garzoni consiste en effet en un travail orignal sur l’objet (objet-objet, objet-animal…) à la fois sur sa matérialité et sur les mécanismes qui le font exister dans un réseau conceptuel et symbolique. C’est dans cet esprit que l’artiste explore la notion d’animalité, qu’elle appréhende sous différents points de vue: de la mythologie à l’histoire, de la sociologie à l’éthologie en passant par l’ethnologie. Ce sont des créations poétiques, nul message mais constat, et forme d’étonnement. On pourrait dire de ces productions qu’elles sont surréalistes mais il n’existe pas d’anachronisme, simplement le jeu, l’humour, et une manière de nous mettre en décalage par rapport à notre mode habituel de fréquenter le monde.

Quant à Pedro Marzorati, c’est un artiste argentin pluridisciplinaire qui, selon le sujet choisi, s’exprime avec différentes techniques: land-art, photographie, sculpture, dessin, installation, musique, multimédia… Ces dessins, tout en papier et inspirés librement de la bande dessinée noir et blanc que l’artiste a apprit en Argentine avec les créateurs du genre, Alberto Breccia et Hugo Pratt. L’artiste construit ainsi des oeuvres hybrides aux contrastes marqués, entre la surface plane du papier et le volume de la sculpture. Il découpe ses dessins en lamelles pour créer des cascades de papier. Il les poinçonne, leur donne du volume, les superpose jusqu’à ce que l’oeuvre existe par elle-même. Dans son travail, le vide se joue du plein pour déformer et troubler l’idée du dessin conventionnel. Le noir profond et matièré nous capture dans les zones claires des dessins. Ce travail est lisible sur deux échelles: à distance, il occupe l’espace comme un objet sculpté, et à l’approche il révèle une richesse de détails et de matières qui nous happe.

AUTRES EVENEMENTS Non classé