ART | EXPO

If I can Dream

12 Sep - 14 Oct 2006
Vernissage le 09 Sep 2006

Pour sa première exposition à la galerie, l’artiste, ex-figure de proue des Neue Wilden, présente un large ensemble de tableaux et de sculptures.

Walter Dahn
If I can Dream

Au début des années 70, Walter Dahn étudie à l’Académie des Beaux arts de Düsseldorf, où il fait la rencontre décisive de Joseph Beuys alors professeur à l’Académie. Au début des années 80, il participe à la Documenta 7 ainsi qu’à l’exposition historique «Zeitgeist» à Berlin. À cette époque, il s’adonne essentiellement à la peinture et fait partie du collectif d’artistes Mülheimer Freiheit qu’il fonde avec son ami artiste Jiri Georg Dokoupil.

Figure de proue des Neue Wilden, dont les tableaux néo-expressionnistes aux couleurs vives et aux narrations primitives ont assuré les succès du mouvement, l’artiste commence toutefois dès le milieu des années 80 à suivre la tradition de son ancien professeur : s’interrogeant sur la peinture comme support, il expérimente d’autres techniques, en réalisant des installations et des performances, en abordant des sujets d’ordre politique.

Aujourd’hui, la peinture tient à nouveau une place centrale dans le travail de Walter Dahn. Dans nombre de ses tableaux du milieu des années 90, réalisés en collaboration avec l’écrivain et photographe Philip Pocock, l’artiste incorpore des textes directement sur les images, des titres ou des paroles de chansons de stars de la pop et de groupes de musique tels que Palace, Pavement, American Music Club, Bob Dylan et Charlie Rich. Ces travaux font un parallèle avec la longue implication de Walter Dahn dans la musique, qui a participé à des concerts et à des enregistrements avec le groupe # 9 Dream à Cologne.

Les reconstructions miniatures de maisons du sud des Etats-Unis, également présentes dans cette exposition, sont directement inspirées d’une série de photographies légendaires de Walker Evans, documentant les conditions de vie de la population rurale américaine.

Vers le milieu des années 90, Walter Dahn se lance sur les traces du photographe dans les états du sud des Etats-Unis, un voyage qui l’a conduit dans des villes telles qu’Atlanta, Memphis et Tupelo. À partir de ces photographies, Walter Dahn réalise avec des matériaux divers tels que des pierres, du bois brûlé et peint et des branches cassées, des maisons miniatures, qui sont à la fois des documents fictionnels et documentaires.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Isabelle Soubaigné sur cette exposition