PHOTO | RETROSPECTIVE

Ici ailleurs

15 Juin - 12 Sep 2016
Vernissage le 15 Juin 2016

Le Centre Pompidou présente une exposition rétrospective de Louis Stettner, l’un des grands photographes américains qui ont débuté leur carrière dans les années 1930. Sa photographie humaniste rend compte de l’atmosphère urbaine du Paris d’après-guerre et du New York des années 1950-1970, de la beauté  des visages et des corps pris sur le vif.

Louis Stettner
Ici ailleurs

Avec l’exposition «Ici ailleurs», le Centre Pompidou présente une rétrospective de l’œuvre du photographe Louis Stettner à travers une centaine d’œuvres couvrant huit décennies. Né en 1922, et toujours en activité, Louis Stettner est l’un des derniers grands photographes américains de sa génération.

Le parcours dévoile selon une répartition thématique une œuvre photographique débutée dans les années 1930 et inspirée, dans les décennies d’après-guerre,  par de fréquents aller-retour entre la France et les États-Unis.

On découvre dans tout d’abord une vision poétique du Paris d’après-guerre: une ville aux visages et aux rues encore sombres dans la salle intitulée «Paris désoccupé» puis une vie quotidienne qui se pare à nouveau de joie, qui s’anime.

Les vues de New York exposées ensuite relèvent de la même approche humaniste de la photographie. Une série de clichés pris dans le métro illustrent l’attention que porte Louis Stettner à ses congénères. Il les observe tandis qu’ils se rendent à leur travail, les photographie lorsque la rame se trouve dans la semi-obscurité des tunnels, pour obtenir plus de contraste, et prend soin de ne pas être repéré pour ne rien perdre du naturel de ses sujets.

La salle intitulée «L’allure du travail» témoigne de l’intérêt de Louis Stettner pour le monde ouvrier. Ses photographies, qui s’opposent à la représentation de l’ouvrier sous des airs frustes, soulignent la beauté de leurs visages et les mettent en valeur.

L’espace «La poétique du geste» est dédié au mode opératoire de Louis Stettner dont le geste photographique est très instinctif, dénué d’intellectualisation. Cette approche guidée par les sensations et l’intuition recherche la même spontanéité dans ses sujets: les personnes photographiées sont prises sur le vif, relâchées, loin de toute pose.

Le don par Louis Stettner de cent quatre épreuves au Centre Pompidou et une nouvelle acquisition de sept tirages d’époque ainsi que de la maquette de Pepe & Tony, un projet de livre datant de 1956 et jamais réalisé  enrichissent cette exposition qui présente à la fois des photographies célèbres comme Aubervilliers, Brooklyn Promenade et Manège (1949) mais également de nombreuses inédites.

Vernissage
Mercredi 15 juin 2016.

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