DANSE

Houille!

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@24 Mai 2012

Lorsqu'un illustrateur endosse le statut d'artiste… C'est la proposition réitérée par la galerie Anne Barrault qui présente la deuxième exposition personnelle de Killoffer. Il nous accueille dans son univers avec une nouvelle série de dessins et, par la même occasion, il invite le duo d'artistes Ruppert & Mulot à nous présenter une de leurs œuvres.

Pour cette nouvelle exposition, la galerie Anne Barrault et l’artiste Killoffer nous offrent trois propositions artistiques. Ces œuvres font écho à l’univers de la bande dessinée par une glorification du dessin qui se traduit au travers de divers supports. Ici l’artiste opte pour l’achromatopsie en proposant uniquement des œuvres en noir et blanc.

La première œuvre réside en une série de dessins sur papier. Ils prennent possession du mur pour une immersion directe dans l’univers de Killoffer. C’est une trentaine de formes qui interpellent par ce qu’elles suggèrent, aussi bien dans le domaine de la forme que de la matière. L’artiste utilise ici le crayon de couleur noire, pour représenter des formes qui nous ramènent à notre condition physique, notre planète, aux mouvements et aux objets. Du slip au striures de la pierre, de la cagoule aux plis de la peau d’un éléphant, le trait de Killoffer aboutit à une sorte de cliché résultant d’une investigation qui répond d’une interrogation sur les formes originelles.

Cette série fait face à trois autres dessins sur toile. Si le support s’avère différent il n’en change pas le trait, toujours aussi fort et significatif.

Pour cette deuxième exposition, Killoffer a invité le duo d’artistes Ruppert & Mulot. Issus du milieu de la bande dessinée, ils s’exercent, depuis quelques années, à un regard nouveau sur le dessin en lui apposant différents supports.
En réponse à cette invitation, ils proposent un nouveau travail: un film intitulé Le Sacre du printemps, qui amène un tout nouveau mode d’exposition du dessin, à savoir la vidéo. Ici elle intervient entre le papier et la toile, sorte de médiateur entre ces deux œuvres.

Ruppert & Mulot réinventent le support du dessin en présentant 400 planches qui se succèdent de manière brutale sur un écran, glorifiés par la musique d’ Igor Stravinsky, Le sacre du Printemps.
Ce ballet composé au début du XXe siècle, intervient ici dans un contexte contemporain. La musique transcende chaque dessin. L’ambiance n’est plus suscitée par le dessin lui-même, la neutralité du noir et blanc est renversée par la bande sonore. La musique et le dessin fusionnent pour nous raconter une histoire qui revient au spectateur d’interpréter.

Œuvres

— Patrice Killoffer, Sans titre, 2011. Crayon de couleur noir sur papier blanc.
— Patrice Killoffer, Pièr, 2011. Crayon de couleur noir sur papier blanc. 29,7 x 21 cm
— Patrice Killoffer, Eléfen, 2011. Crayon de couleur noir sur papier blanc. 21 x 29,7 cm
— Patrice Killoffer, Timit, 2011. Crayon de couleur noir sur papier blanc. 29,7 x 21 cm
— Patrice Killoffer, Cagoul, 2011. Crayon de couleur noir sur papier blanc. 29,7 x 21 cm