ART | EXPO

Hot water in my girlfriend

06 Sep - 18 Oct 2014
Vernissage le 06 Sep 2014

Dans les dessins de Didier Trenet, l’eau est quasiment devenue un personnage. Les différents moments où elle s’incarne, rassemblés dans cette exposition, se rappellent à la mémoire du paysage, vécu ou imaginé. Le fil conducteur est scandé par l’apparition récurrente d’une silhouette de cavalière, un fantasme de monument équestre.

Didier Trenet
Hot water in my girlfriend

Dans les derniers dessins de Didier Trenet, lavis, aquarelles et autres collages, l’eau est quasiment devenue un personnage. Personnage tantôt désirable, tantôt inquiétant. Les différents moments où elle s’incarne, rassemblés dans cette exposition, se rappellent à la mémoire du paysage, vécu ou imaginé. Le fil conducteur est scandé par l’apparition récurrente d’une silhouette de cavalière, un fantasme de monument équestre.

Fantasque et poète, Didier Trenet nous livre ici un petit texte autour de l’exposition:
«La haine du définitif.
C’est un vague sentiment, mais tenace. La nostalgie du Non Finito? Pas seulement. Une passion de l’infini? Minute, papillon. Il y a cet air moite qui nous accable.
L’atmosphère d’un bocal à poissons rouges promu en édifice omnipotent:
Nous sommes dans l’arène du commentaire.
Haine de la parole? Bien plus. Une atrocité délibérée. Officielle. Haine de la sentence? Pire. Une drogue? Un bilan comptable? Au-delà.
Une foutaise indélébile. Insubmersible.
La haine de dieu peut-être? Tout ensemble; l’échafaudage foireux qui se rêve échafaud. La voix du spécialiste, en définitive.
La haine de l’intention pure? Encore un peu ce serait mon dada.

Est-ce un bras qui vient pour brandir le glaive contre le glaive? Fatalitas. Non, juste un poignet. La danse du poignet à plume en souvenir du glaive.
Imaginons la plaie joyeuse aux grandes lèvres souriantes un jour de menstrues, de ces plaies spéciales qui aiment jouer à cache-cache, c’est ça. C’est ce genre de haine. Haine lascive comme un paysage après la pluie. Aucune prière, aucun clairon.

L’équipe du Pharmakonkon arrive à la rescousse. Elle sort du fourreau sa dague à répétition: «sauve toi athée, le ciel t’hâtera».
Ah, l’athéisme. Ça ne vaut pas le chant des cannibales polythéistes.
Polythéiste moi-même, d’ailleurs. Sans goût pour les nimbes, mais avec un net penchant pour le sfumato dans les nymphes. Tiens, voilà ma religion.»