DANSE | SPECTACLE

Hors Saison. Sacre #197

24 Fév - 24 Fév 2013
Vernissage le 24 Fév 2013

À la demande du réalisateur Jan Kounen, pour son film Chanel et Stravinsky, la chorégraphe Dominique Brun, entreprend une reconstitution partielle du Sacre du printemps de Vaslav Nijinski, créé en 1913. Sacre #197 marque la seconde étape de cette relation avec une œuvre majeure de l’histoire de la danse, avant sa restitution historique intégrale prévue pour 2014.

Dominique Brun
Hors Saison. Sacre #197

Sacre #197 est la seconde étape d’un cheminement qui débute par la commande de Jan Kounen pour son film Coco Chanel et Igor Stravinsky.
Dominique Brun remonte alors plusieurs séquences de la fameuse et incontournable chorégraphie de Nijinski créée en mai 1913. La dernière étape du compagnonnage entre une œuvre exceptionnelle et une chorégraphe d’aujourd’hui soucieuse du comment de la danse, de ses origines et de ses déploiements, est la reconstitution historique du Sacre du printemps prévue en 2014.
Entre ces deux extrémités, Sacre #197 prend donc un visage particulier, un caractère à la fois historique puisque la Danse sacrale sera reconstruite à partir notamment des dessins de Valentine Gross-Hugo mais aussi comme enrichie de Sacres emblématiques d’autres chorégraphes.
Cet opus apporte dans le parcours au long cours de Dominique Brun un espace de liberté, une respiration réinterprétant l’archive, une perspective différente plus encline à l’imaginaire ou la rêverie.

Conception et écriture chorégraphique d’après Vaslav Nijinski et les dessins de Valentine Gross-Hugo: Dominique Brun
Avec Cyril Accorsi, François Chaignaud, Emmanuelle Huynh, Latifa Laâbissi, Sylvain Prunenec, Julie Salgues
Assistés de: Clarisse Chanel, Marie Orts, Marcela Santander
Écriture musicale d’après Igor Stravinsky: Juan Pablo Carreño
Interprétation des musiques: Isabelle Soccoja ou Marine Beelen
Lumières: Sylvie Garot
Costumes: La Bourette

Production: Association Ligne de Sorcière et Association du 48
Coproduction: Théâtre des Bergeries (Noisyle- Sec); Centre national de la danse (Pantin); Centre national de danse contemporaine (Angers); Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort; Centre chorégraphique national de Montpellier-Languedoc Roussillon (programme Résidences); Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape; Musée de la danse – Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne; Le Vivat – scène conventionnée pour la danse et le théâtre.
Dominique Brun est en résidence pour trois ans au Théâtre des Bergeries de Noisy-le-Sec avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

Avec le soutien de la Drac Île-de-France – ministère de la Culture et de la Communication au titre de l’aide au projet de création et de l’aide à la résidence chorégraphique.
L’Association du 48 est soutenue par la Région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.
Avec l’aide à la production et à la diffusion d’Arcadi

Repères biographiques

Dans les années 1980, Dominique Brun danse notamment avec Jean Gaudin, Daniel Larrieu, José Caseneuve, Michèle Ettori.
Au sein du collectif La Salamandre, elle signe de 1981 à 1988 une dizaine de pièces dont Waka Jawaka. Elle est également assistante et conseillère en chorégraphie auprès du metteur en scène Klaus Michaël Gruber pour La Cenerentola de Rossini (1985) et collaboratrice du chorégraphe Christian Bourigault.

Après une formation au Conservatoire national supérieur de Paris, elle devient notatrice pour la danse. Elle co-fonde le Quatuor Albrecht-Knust (1994-2003), collectif de danseurs avec lequel elle travaille à la recréation de danses du répertoire historique.
Puis, elle s’engage dans une recherche au croisement de son intérêt pour l’histoire de la danse et de la création chorégraphique contemporaine: elle crée Siléo (2004) à partir d’un texte de Wajdi Mouawad et de danses de l’entre-deux guerres, co-signe, avec et pour Virginie Mirbeau, le solo Medea Stimmen, recrée L’Après-midi d’un faune dans le spectacle Faune(s) d’Olivier Dubois, fabrique avec Latifa Laâbissi une version lente de La Sorcière de Mary Wigman (2009). Son projet actuel est un diptyque «selon et d’après Le Sacre du printemps de Nijinski» qui se composera de Sacre #197 et d’une reconstitution historique de la danse de Nijinski, Sacre #2 (création prévue en 2013-2014, avec 34 interprètes).