DANSE | SPECTACLE

Hors Saison. Déperdition

10 Fév - 10 Fév 2014
Vernissage le 10 Fév 2014

Dans le cadre de «Hors saison», Myriam Gourfink propose Déperdition. Comme pour chacune de ses pièces, la chorégraphe travaille sur un temps où la durée se dilue, obéissant au principe directeur d’un espace millimétré. Ici, la chorégraphie joue aux limites de la perte pour proposer une singulière poétique de la présence.

Myriam Gourfink
Festival Hors saison.
Déperdition

Hors saison, le rendez-vous danse annuel d’Arcadi Ile-de-France.

«Sur le plateau, un groupe de dix danseurs et deux musiciens –le compositeur Kasper T. Toeplitz, complice au long cours de la chorégraphe, et un contrebassiste. Les dix danseurs s’enchevêtrent, créent des formes toujours en mutation qui, à peine formées, se déforment. Ils composent ainsi une masse, une boule qui se déplace comme une substance qui se répandrait en un mouvement élastique formant un volume chorégraphique à l’intérieur duquel se déploie la danse. Les musiciens, eux, entourés de leurs enceintes, diffusent de petits buissons ardents, brûlants autour des interprètes.

Aux antipodes de sa dernière pièce, Une Lente mastication, qui jouait sur les lignes sans que les corps n’entrent jamais en contact, Déperdition se construit sur le cercle, la spirale et les relations que tissent les corps entre eux à partir de la perte de repères perpétuelle. Les interprètes n’ont plus seulement comme référent l’espace standard, celui de la gravitation, mais aussi celui du lieu et celui de leur propre corps, dans leur relation avec les autres. La partition agit ainsi comme une «organisation d’intempéries qui donne différentes couleurs à la boule de terre formée par les danseurs entremêlés.
Elle produit des changements d’atmosphères, de temps, des tempêtes, en modifiant les points de repères de l’espace». Les tempêtes ici ne sont pas à entendre comme le surgissement brusque d’un orage, la rapidité ou l’amplitude. Mais simplement comme un bouleversement possible, fut-il infime, microclimatique. Car Déperdition, comme toutes les pièces de la chorégraphe, joue sur le temps où la durée se dilue, obéissant au principe directeur d’un espace millimétré. L’espace y est indéfiniment plastique, flexible, multidirectionnel, nourri avec les vibrations des corps qui s’y meuvent et qui forment ici cette masse qui par endroits se rétracte ou se dilate lentement. Respiratoire, organique, réversible et flottante, la chorégraphie de Myriam Gourfink joue ici aux limites de la perte pour proposer une singulière poétique de la présence.» (Laure Dautzenberg)

Écriture de la partition chorégraphique: Myriam Gourfink
Danseurs: Clément Aubert, Clémence Coconnier, Margot Dorléans, Carole Garriga, Kevin Jean, Deborah Lary, Julie Salgues, Françoise Rognerud, Nina Santes,
Véronique Weil
Composition, live-electronics: Kasper T. Toeplitz
Contrebasse: Bruno Chevillon
Lumières: Séverine Rième
Régie technique et mise en son: Zakariyya Cammoun
Costumes: Jeanne Birckel
Administration: Sophie Pulicani
Diffusion: Damien Valette
Coordination: Julie Lucas

Programmation
Samedi 8 février 2013 à la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée
— 14h30: Nacera Belaza, Le Trait. Pierre Rigal, Hassan Razak, Bataille
— 16h: Andréya Ouamba, Sueur des Ombres
— 17h30: Bernardo Montet, (Des)Incarnat(s)
— 19h: Mickaël Phelippeau, Chorus (à Torcy)
— 21h: Maud Le Pladec, Democracy

Dimanche 9 février à la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée
— 14h30: Nacera Belaza, Le Trait / Pierre Rigal, Hassan Razak, Bataille
— 16h30: Andréya Ouamba, Sueur des Ombres
— 18h: Bernardo Montet, (Des)Incarnat(s)
— 19h30: Maud Le Pladec, Democracy

Lundi 10 février au Théâtre de Vanves
— 19h30: Ivana Müller, Positions (Salle Panopée)
— 21h: Myriam Gourfink, Déperdition

Mardi 11 février à La Gaîté lyrique

— 20h: Début de la soirée, Weightless Days. Mark Tompkins, Opening Night

Mercredi 12 février au Tarmac
— 20h: Emmanuelle Huynh, Múa
— 21h: Andréya Ouamba, Step Out/2

Jeudi 13 février au Théâtre de Vanves
— 19h30: Tal Beit Halachmi, Progénitures
(Salle Panopée)
— 21h: Marlene Monteiro Freitas, Paraíso, colecção privada