DANSE | SPECTACLE

Hors-Champ

10 Jan - 10 Jan 2015
Vernissage le 10 Jan 2015

Interprète d’exception et chorégraphe audacieuse, la belge Michèle Noiret revient en région parisienne pour présenter Hors-Champ, un polar chorégraphié, à l’ambiance énigmatique et sombre. Avec son décor modulable et son inspiration cinématographique, ce spectacle inclassable déjoue tous les a priori. Un monument d’inventivité, porté par cinq danseurs de haut-vol.

Michèle Noiret
Hors-champ

Le spectateur pénètre dans Hors-champ comme dans un labyrinthe dansé, dans les méandres de l’image cinématographique. Ici, pas de scénario, mais une fiction qui s’élabore sous vos yeux, avec autant de flashbacks, de contre-champs, de recadrages et de mises en abyme. Une belle villa, des amis qui se retrouvent autour d’un verre. Bienvenue dans les mystères, les hypothèses et les pressentiments de ce qui aurait dû être une soirée conviviale. Qui sont-ils vraiment? Quel passé étrange et peu avouable les unit? Grâce au décor modulable, vous passerez, comme au cinéma, du salon à la scène de la chambre, sans oublier la salle d’interrogatoire…

En cultivant la part d’ombre de chacun des cinq personnages, Hors-champ entretient le sentiment d’angoisse, et vous voilà happés par les différents récits qui s’entrelacent. Fiction ou réalité? Voici que, pour la première fois sur scène, une chorégraphe rivalise avec le genre du thriller. Alfred Hitchcock et David Lynch ne sont pas loin…

«Pour la conception de ce projet de saison, la chorégraphe belge s’est associée au cinéaste Patric Jean. Ils entendent s’attacher aux liens particuliers que danse et cinéma entretiennent. «Pour créer les conditions de cette rencontre entre la danse et le cinéma, j’invente, avec mes collaborateurs, une écriture scénique complexe, subtile, qui mêle les techniques de la scénographie, de l’éclairage, de la vidéo, de la composition musicale et des outils technologiques. Ceci me permet la réinvention d’un espace-temps singulier.»
Le spectateur sera plongé dans un univers multidimensionnel comme dans un bain de sensations, où les corps réels et virtuels des danseurs se répondent dans un incessant ballet surprenant. «Je cherche à révéler ce qui rend la présence humaine fascinante et secrète, dans la beauté comme dans la noirceur.», dit encore Michèle Noiret. Sa danse-cinéma se vivra plein écran dans les murs du théâtre. Joli paradoxe s’il en est.» Philippe Noisette