ART | EXPO

Highway Ravers II

26 Juin - 22 Août 2021
Vernissage le 26 Juin 2021

Les sculptures monumentales de Xavier Mary investissent le Centre Wallonie-Bruxelles dans le cadre de l’exposition « Highway Ravers II ». Dans l’espace clos de la galerie, elles déploient un langage visuel propre aux axes autoroutiers et interrogent la perception que nous en avons au quotidien.

Les sculptures de Xavier Mary interrogent le monde moderne et son esthétique fonctionnelle. Dans son exposition « Highway Ravers », en 2006 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, il abordait tout particulièrement à l’univers des autoroutes. Dans le sillage de cette exposition, le Centre Wallonie-Bruxelles accueille deux installations monumentales : Highway Motor (2006) et Highway Ring (2021).

« Highway Ravers II » : le language visuel des autoroutes

Fasciné depuis l’enfance par les autoroutes, Xavier Mary explore dans son œuvre la particularité de ces espaces de passage, traversés à vive allure, sans qu’on ne s’y arrête jamais. Ces lieux à la fois on-ne-peut-plus ordinaires et on-ne-peut-plus curieux repoussent l’œil pour les mêmes raisons qu’ils l’hypnotisent : le déroulement sempiternel des routes, longées de barrières et de lampes, forment des lignes infinies. C’est pourquoi Xavier Mary s’intéresse au langage visuel propre à l’univers autoroutier, reprenant dans ses sculptures le mobilier qui compose ces paysages, ainsi que les modalités de perception qu’un conducteur peut en avoir.

« Highway Ravers II » : deux installations monumentales

L’installation sculpturale Highway Rotor (2006) se compose de onze lampes autoroutières utilisées en Belgique. Disposées autour d’un pilier central, elles sont repliées sur elles-mêmes, comme une fleur aux pétales refermés. Les lampes clignotent alors les unes après les autres, donnant l’illusion d’un mouvement rotatif continu, qui rappelle la perception accélérée qu’en ont habituellement les automobilistes.

La nouvelle œuvre de Xavier Mary, Highway Ring (2021), transforme, quant à elle, les glissières qui bordent les autoroutes en de gigantesques anneaux fixés sur une structure en acier. La circularité de la sculpture retranscrit la sensation d’infini qui se dégage des voies rapides, qui paraissent n’avoir ni début ni fin lorsqu’on les emprunte.