DANSE | FESTIVAL

Festival de Royaumont 2019

07 Sep - 06 Oct 2019

Dédié à la musique, le Festival de Royaumont sait aussi rendre hommage à ce qu'elle impulse aux corps, lorsqu'ils se mettent à danser. Et pour son édition 2019, le Festival de Royaumont propose un week-end dédié à la danse. Avec Hervé Robbe, Eloïse Deschemins, Charlie Anastasia Merlet...

Si les musiques classique et contemporaine sont au cœur du Festival de Royaumont, c’est aussi en les croisant avec la danse. Sous-titré « Regard sur la musique et la danse », pour son soixante-quinzième anniversaire, le festival de l’Abbaye de Royaumont propose ainsi un mois de concerts et spectacles. Et côté danse, l’édition 2019 réserve un week-end de rencontres entre musique et chorégraphie — les 14 et 15 septembre. Avec, notamment, quatre pièces récentes, ainsi que la projection du film Les Indes Galantes (2018) de Clément Cogitore. Une projection suivie d’un débat en présence de deux des cinq chorégraphes invités. À savoir Hervé Robbe et Éloïse Deschemin, accompagnés du rappeur et poète beyrouthin Marc Nammour. Les trois autres chorégraphes de ce week-end en mouvement étant Charlie Anastasia Merlet (ainsi que Benjamin Forgues, mais comme danseur), Edmond Russo et Shlomi Tuizer.

Festival de Royaumont 2019 : un week-end dédié à la danse (les 14 et 15 septembre)

Côté spectacles de danse, le week-end des 14 et 15 septembre sera l’occasion de découvrir Ga Ga Ga (2019) de la chorégraphe Charlie Anastasia Merlet. Ainsi que la double pièce Danse de 4 / Danse de 20 (2019) d’Hervé Robbe. Soient deux opus de sa série In Extenso, entamée en 2018 et appelée à se poursuivre jusqu’en 2020. Sera également présenté Work in progress (2019) d’Éloïse Deschemin et Marc Nammour. Enfin les publics pourront retrouver Holy (2018) d’Edmond Russo et Shlomi Tuizer (Cie Affari Esteri). Une pièce traversée et portée par le texte Howl du poète américain Allen Ginsberg. Rejet de la conformité emblématique de la Beat Generation, Howl sert ici d’inspiration au solo composé par le duo de la Compagnie Affari Esteri. Une pièce sombre et intense, habitée par la danse de Shlomi Tuizer et les musiques de The Fall, des Pixies, de R.E.M, ou encore de Sufjan Stevens.

Quatre pièces et une projection, avec Hervé Robbe, Éloïse Deschemin, Marc Nammour…

Autre pièce entrelaçant danse, poésie et musique : Work in progress d’Éloïse Deschemin et du rappeur libanais Marc Nammour. Production de la Fondation Royaumont, Work in progress auscultera la place du travail dans le monde contemporain. Ses fonctions, son impact, ses résonances. À l’heure où l’intelligence artificielle oriente la société vers un potentiel découplage travail / salaire, Work in progress plonge dans ce rouage de l’existence. Et ce, par le biais de la danse, avec son rapport intime, incarné, au geste physique comme à l’émotion. Dans un autre registre, Hervé Robbe proposera deux pièces de sa série In Extenso, Danses en Nouvelles. Deux opus articulant des créations musicales originales de Jérôme Combier, et des pièces sonores de Charles Ives (1874-1954). Un compositeur lyrique américain qui, toute sa vie, aura travaillé comme courtier d’assurance. Enfin Ga Ga Ga (2019) de Charlie Anastasia Merlet livrera trois soli autour de la virtuosité.

Pour un week-end intensément chorégraphique, à retrouver les 14 et 15 septembre dans le cadre du Festival de Royaumont 2019.