ART | EXPO

Hélène Schjerfbeck

20 Oct - 20 Jan 2008

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective française de l’artiste finlandaise Helene Schjerfbeck (1862-1946).

Communiqué de presse
Hélène Schjerfbeck
Hélène Schjerfbeck

Cette monographie donne une vision complète de son œuvre, en dévoilant 125 peintures, aquarelles, dessins et documents, et fait suite à la présentation, dans le cadre de Visions du Nord en 1998 au Musée, des saisissants autoportraits qu’elle a réalisés tout au long de sa vie.

Enfant prodige, Helene Schjerfbeck poursuit sa formation académique à Paris, dans les rares ateliers libres ouverts aux femmes. Elle opte alors pour un naturalisme que sert une grande virtuosité technique lui valant de précoces succès. Cette période est marquée par de nombreux voyages, en Bretagne, en Angleterre, en Russie, en Italie. A l’extrême fin du XXe siècle, dans une Finlande luttant pour l’indépendance, son refus du romantisme national dont Akseli Gallen-Kallela a pris la tête, la marginalise. Une santé fragile depuis son enfance l’amène alors à s’installer à une cinquantaine de kilomètres d’Helsinki dont elle restera absente durant quinze ans. C’est dans cet isolement voulu qu’elle élabore son propre langage moderne, épurant son écriture sur la base du réalisme auquel elle reste fidèle. Cette ascèse picturale s’appuie sur une attention à son environnement, peignant son entourage, les ouvrières de l’usine locale ou plus tard les infirmières du sanatorium, des paysages et des natures mortes intimes qui sont comme autant de méditations faisant échos aux autoportraits où à la fin de sa vie elle traque les progrès de l’âge, de la maladie et de la mort s’approchant

Grâce à l’exceptionnel concours de l’Ateneum/Finnish National Gallery d’Helsinki, des musées finlandais et suédois ainsi qu’à l’apport de collections privées, plus de 125 peintures, aquarelles, dessins et documents – parmi lesquels des oeuvres capitales comme La Convalescente (1888), La Couturière (1905), les deux Autoportraits de 1912 ou ceux des années 1930 et 1940 – retracent le parcours de celle qui est devenue l’une des figures majeures de l’art finlandais.

Une table ronde sera organisée à l’Institut finlandais (60, rue des Ecoles, 75005 Paris), le 10 janvier 2008, à 19h.