DANSE | SPECTACLE

Happy Child

22 Fév - 22 Fév 2012

Spectacle construit à partir d’un récit, d’une histoire tue avec début, milieu, fin, Happy Child embrasse la thématique des relations familiales autour du secret, de la dissimulation, de l’absence des figures parentales comme de leur rejet. Un essai chorégraphique qui convoque l’enfance instinctive.

Nathalie Béasse
Happy Child

«Aujourd’hui, après plusieurs créations in situ en lien avec l’image cinématographique, je réinterroge l’espace scénique avec une écriture toujours chorégraphique et sans doute ici plus théâtrale. Cette création serait une sorte de conte avec une énigme. Il y aurait des chapitres, un prologue et un épilogue, comme les pages d’un livre que l’on tourne. Il y aurait l’installation de personnages, une présentation, l’entrée dans une histoire, un récit.
Quelque chose qui puisse retenir notre haleine, quand tout peut basculer, passer de l’autre côté. Même si à un moment donné les pistes seront brouillées, par des échappées, le point de départ est une histoire.
Je voudrais évoquer le rapport à la famille avec tous ses non-dits, sa brutalité face au silence, et puis le manque lié à l’absence, à la disparition de la figure du père et de la mère et paradoxalement à leur rejet. Comment on se cache derrière des masques, comment on devient quelqu’un d’autre. Idée du masque, du simulacre. Comme des enfants. Instinctifs. Travailler vraiment sur l’instinct. Une sorte de danse macabre en famille…»
Nathalie Béasse

Conception: Nathalie Béasse
Interprètes: Etienne Fague, Karim Fatihi, Erik Gerken, Anne Reymann, Camille Trophème
Lumières: Natalie Gallard
Bande sonore: Julien Parsy
Régie son: Antoine Monzonis-Calvet
Costumes: Laure Chartier
Sculpture: Corinne Forget
Avec le soutien en production et en résidence de création: Quai –Forum des Arts Vivants et du Centre national de la Danse contemporaine à Angers
Avec l’aide à la diffusion d’Arcadi.

Elle se forme en arts visuels aux Beaux-Arts puis au CNR Art Dramatique d’Angers. De 1995 à 2000 elle participe au collectif ZUR (Zone Utopiquement Reconstituée) qui regroupe des plasticiens, scénographes et performers. Elle s’oriente vers une recherche plus autonome et personnelle (Tria Fata, 1997), crée sa propre compagnie en mars 1999. Une première phase de cycle de création interroge la relation du corps à l’objet, à la narration, à la frontière du théâtre et de la danse: Trop-plein en 1999, Last cowboys en 2001, Landscape en 2004. Le projet In Situ a constitué une recherche sur la relation au temps, à l’espace et à la présence avec l’introduction de l’image-film. Quatre prototypes sont créés: doorstep/ in situ 1 en 2005, goodnight/ in situ 2 en février 2006, sunny/ in situ 3 en novembre 2006 et so sunny/ in situ 4 en 2007.
Elle mène depuis plusieurs années des ateliers avec des adolescents psychotiques et a monté depuis 2008 un projet avec des détenus de la Maison d’arrêt d’Angers.

Horaire: 21h30. Durée 1 heure.