ART | EXPO

Mémoire immobile des matières nomades

01 Fév - 07 Avr 2020
Vernissage le 01 Fév 2020

Quel que soit leur médium, les œuvres de Guillaume Barborini sont toutes portées par une même intuition, celle d’un autre rapport au monde possible. Dessins, textes, sculptures et vidéos présentés dans l’exposition « Mémoire immobile des matières nomades » à la galerie du Granit, à Belfort, suggèrent de nouvelles zones de contact avec notre environnement où prime sa considération.

L’exposition « Mémoire immobile des matières nomades » à la galerie du Granit, à Belfort, présente des dessins, des textes, des sculptures et des vidéos de Guillaume Barborini qui s’efforce par sa pratique de rétablir un rapport apaisé et responsable au monde.

« Mémoire immobile des matières nomades » : Guillaume Barborini au Granit

Le travail de Guillaume Barborini s’inscrit pleinement dans les préoccupations actuelles : à rebours d’une époque entraînée dans un emballement sans fin et où la relations aux choses se fait sous l’angle de la mise en systèmes et de l’aménagement autoritaire du monde, il propose des voies de traverse. Quels que soient les médiums utilisés, Guillaume Barborini se livre à des gestes simples, lents et répétitifs à travers lesquels il tente de dessiner une autre forme de présence à soi-même, aux autres et aux choses.

Dessins, sculptures, vidéos et textes de Guillaume Barborini

Les dessins, sculptures, vidéos et textes de Guillaume Barborini résultent de gestes préalables qui prennent en compte le territoire dans lequel ils s’inscrivent et produisent des formes qui assument leurs propres conditions de disparition. Par ces gestes singuliers qui se fondent sur ce qui existe, le plasticien met en lumière de nouvelles zones de contact entre le monde et soi, des zones indéfinies et délicates où prime la considération de notre environnement.

Guillaume Barborini ébauche un nouveau rapport au monde

Les œuvres de Guillaume Barborini s’inscrivent dans une forme de résistance : elles s’extraient du temps social et investissent dans ses fissures de nouveaux territoires et de nouveaux rythmes. Elles adoptent des pratiques qui favorisent, selon ses propres termes, l’expérience du monde plus que sa consommation. Elles sont portées par l’intuition d’un être au monde plus attentif, plus engagé et collaboratif.