ART | EXPO

Gotham

16 Sep - 29 Oct 2016
Vernissage le 16 Sep 2016 à partir de 18:00

L’œuvre de Jonathan Monaghan est à découvrir dans l’exposition « Gotham » à la galerie parisienne 22,48 m2. Les créations numériques de cet artiste américain offrent des visions surréalistes qui déplacent la limite entre virtuel et réel.

L’exposition « Gotham » à la galerie parisienne 22,48 m2 présente pour la première fois en France l’œuvre de Jonathan Monaghan. A la croisée de multiples média, sculpture, installation, images imprimée et vidéo, les créations numériques de ce jeune artiste américain estompent les frontières entre fiction, virtuel et réalité.

Des entités numériques aussi séduisantes qu’inquiétantes

Au centre de l’exposition, un film d’animation intitulé Scroll, d’une durée de six minutes, est projeté en boucle sur un écran vertical. On y découvre une structure semblable à une colonne, qui défile à l’infini. Cette vision virtuelle est constituée d’une superposition d’éléments disparates : pièces en plastique d’aspect futuriste, fragments architecturaux haussmanniens, morceaux de tissu… Créée sur ordinateur, l’entité prend, malgré cette nature numérique, un aspect organique. Semblable à une plante géante, se développant et se régénérant sans cesse, elle fait de la technologie une forme de vie capable de se reproduire. Ainsi se dessine un rapport plus trouble qu’il n’y paraît entre le naturel et l’artificiel.

Dans l’œuvre Dorilton (slab), image imprimée sur papier, un détail de façade d’immeuble cossu du dix-neuvième siècle est présenté à l’horizontal, ondulé comme une surface souple et recouverte sur son envers d’une fourrure blanche. L’image mêle évocations sensuelles et rigidité de l’architecture et revêt un aspect aussi ludique voire séduisant qu’inquiétant.

Architectures virtuelles proches du surréalisme

Au fil du parcours, impressions et sculptures réalisées en animation 3D dressent des architectures virtuelles. Celles-ci se nourrissent d’images transformées, déformées, fusionnées. Des appartements luxueux symbolisant les périodes prospères des siècles passés se télescopent avec de riches tissus et des objets ultramodernes ou bien se coulent dans la forme de vaisseaux spatiaux… Le style du photoréalisme se conjugue au graphisme des jeux vidéo pour créer des visions dystopiques de l’avenir qui fascinent autant qu’ils angoissent. Les œuvres de Jonathan Monaghan revisite le surréalisme à l’ère numérique pour explorer les notions de désir, de richesse, de pouvoir et de déshumanisation.