DANSE | SPECTACLE

Giant City

18 Nov - 19 Nov 2010
Vernissage le 18 Nov 2010

Avec Giant City, c’est le tissu flexible de l’espace urbain qui devient objet d’investigation. Champ d’observation des mutations qui affectent nos comportements, la ville constitue une chorégraphie readymade, aux variations d’intensité constantes.

Mette Ingvartsen
Giant City

Horaire: 20h30. Relâche dimanche
Lieu: La Galerie
Durée: 1h

— Chorégraphie: Mette Ingvartsen
— Lumière: Minna Tiikkainen
— Son et dramaturgie: Gerald Kurdian
— Avec: Sirah Foighel Brutmann, Dolores Hulan, Mette Ingvartsen, Sidney Leoni, GuillemMont De Palol, Chrysa Parkinson, Manon Santkin, Andros Zins-Browne

Le travail de la chorégraphe Mette Ingvartsen tire sa diversité d’un croisement entre danse et médias permettant de penser les nouveaux modes d’être et d’apparaître du corps. Au fil de projets individuels ou collectifs — comme Where is my Privacy, relayé sous forme de vidéos sur Internet — elle ausculte le rapport entrematériel et virtuel, mécanique et organique — la manière dont le corps interagit avec les transformations de son environnement. L’invention de nouveaux langages, de nouveaux formats de représentation, l’amène à défricher des territoires allant du plus intime aux structures globales qui organisent la perception.

Dans Giant City, la sensibilité à l’environnement est aussi maximale. C’est même le sujet de la pièce. Huit danseurs évoluent dans un monde urbain. Ils cherchent le moyen d’intégrer tout le flux mouvant de la ville qui les entoure dans leur vocabulaire gestuel. On pourrait dire qu’ils ne sont pas seulement des corps, mais des arrondissements à eux seuls, des points de passage traversés vite ou lentement par des gestes éphémères. Des espèces d’espace très particuliers. C’est donc une danse atmosphérique et conceptuelle à la fois où, avec l’aide de son sound designer Gerald Kurdian, Mette Ingvarsten reproduit les flux complexes d’une ville qui s’éveille et s’agite.

critique

Giant City