ART | EXPO

George Henry Longly et Rupert Norfolk

23 Jan - 24 Fév 2007
Vernissage le 20 Jan 2007

Les deux artistes anglais George Henry Longly et Rupert Norfolk investissent la galerie selon un esprit minimaliste. Comment la matière intervient-elle dans la perception que l’on a de l’objet? Comment le motif ou la structure propres à un objet peut-il le trahir et nous induire en erreur lorsqu’il est remodelé ou redirigé?

Communiqué de presse
George Henry Longly et Rupert Norfolk
George Henry Longly et Rupert Norfolk

Les travaux de ces deux artistes anglais se rencontreront à la galerie dans une appropriation très minimale de l’espace. À travers des objets qui appellent des constructions rigides, ils confondent tous les deux ces éléments face à eux-mêmes. Comment la matière intervient-elle dans la perception que l’on a de l’objet? Comment le motif ou la structure propres à un objet peut-il le trahir et nous induire en erreur lorsqu’il est remodelé ou redirigé?

Les transferts d’informations qui s’opèrent habituellement entre l’objet et l’individu sont brouillés ou maquillés, si bien que l’espace lui-même en devient intriguant d’une apparente simplicité.

Les «I Beams» de Rupert Norfolk sont une série de solives en acier roulé posées au sol. A leur état usuel, ces objets sont habituellement incrustés d’amas de matières et rouilles en tout genre. Ici, l’artiste les transforme en prototypes mêmes du prodige de l’acier ; une surface parfaite sur laquelle on distingue des reflets troublants. En évoluant autour de l’œuvre, le visiteur se rend compte que si certaines impressions de lumières et de reflets se déplacent avec lui, d’autres restent inchangées. Les «I Beams» suggèrent le comportement de la lumière qui s’abat sur une surface métallique par des reflets et des altérations de nuances. L’aspect brillant de la peinture ainsi que son application lisse provoquent, eux aussi un ensemble de reflets contraires.

La réinvention de l’objet tel qu’il existe dans son milieu naturel, ou même dans son utilisation habituelle amène le visiteur à s’interroger sur l’œuvre présentée. Se confrontent alors deux constats : ce qu’elle représente (un tas de feuilles, les reflets de la lumière sur l’acier) et ce que l’on a en face de soi (des pliages de contreplaqué, des nuances de couleurs…). La logique de l’œuvre devient flexible; le sens, la forme, la nature de l’objet sont en dialogue perpétuel avec la production artistique qui en résulte.

George Henry Longly interroge notre appréciation des objets lorsque leur valeur ne peut plus être déterminée en des termes pratiques.Les objets qu’il crée jouent sur l’ambiguïté, la répétition, une extension continuelle du temps avec le sentiment de recommencer sans cesse pour étendre sa marge de manoeuvre. Sa pratique ne tend pas obligatoirement vers la perfection, mais tente au moins de suffire à son engagement physique et interrogatif.

En brossant à la fois le formel et l’esthétique géométrique, il combine et superpose les objets avec une délicatesse conceptuelle qui dépasse les habituelles transpositions d’objets ou références directes à des formes historiques.
Comment créer un nouvel espace en y intégrant un objet, une impression en s’appuyant sur les traces d’un lieu existant?

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Magali Lesauvage sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

George Henry Longly et Rupert Norfolk