ART | EXPO

Skies

26 Jan - 23 Mar 2019

L’exposition « Skies » à la galerie Eva Vautier rend hommage à l'artiste américain Geoffrey Hendricks, disparu en 2018, à travers des installations emblématiques de son œuvre dédiée à la nature. L'omniprésence des ciels et des gestes corporels agit chez cet artiste Fluxus comme une invitation à se reconnecter à cette dernière.

L’exposition « Skies » réunit à la galerie Eva Vautier des installations de Geoffrey Hendricks, un des représentants majeurs du groupe Fluxus décédé l’année dernière. Hommage à son œuvre, elle rend compte de la lecture poétique, physique et politique de la nature et du corps qui animait l’artiste américain. Débutée à la fin des années 1950, la pratique de Geoffrey Hendricks est enracinée dans le mouvement Fluxus, auquel il participe activement aux côtés d’Allan Kaprow, Robert Watts et George Maciunas.

« Skies » à la galerie Eva Vautier : les ciels de Geoffrey Hendricks

Le titre de l’exposition, « Skies », renvoie avec simplicité au motif central de l’œuvre de Geoffrey Hendricks : le ciel. La représentation de celui-ci et des nuages est en effet récurrente dans sa pratique, à tel point que l’artiste américain co-fondateur de Fluxus Dick Higgins l’avait surnommé le « forgeur de nuages ». En témoignent les œuvres 100 Skies, large impression sur toile d’une mosaïque de photographies de ciels et More Than One Hundred Skies, autre mosaïque évoquant des ciels, réalisée à l’aquarelle sur papier et ardoises. Motifs centraux de sa pratique, le ciel et les nuages recouvrent chez Geoffrey Hendricks toutes sortes de supports : toiles, objets, installations et corps humains.

Le regard poétique de l’artiste Fluxus Geoffrey Hendricks sur la nature

Le travail de Geoffrey Hendricks a pour thèmes directeurs la nature, les mythes, les rêves et les rituels. Ainsi, l’exposition épouse-t-elle le regard poétique qu’il portait sur les éléments naturels et sa lecture physique des mouvements du corps et des actes, dans une perspective de reconnexion avec la nature. Les installations intitulées Ladders (Echelles) constituent, selon les mots de Yoko Ono, des « prises de hauteur méditatives » invitant à monter vers le ciel et le cosmos. Les gestes comme monter sur une échelle, s’asseoir ou faire le poirier ont intégré dans les années 1970 et 1980 la pratique de Geoffrey Hendricks en tant que performances destinées à révéler nos liens spirituels à la nature, retrouver notre identité première, mais aussi renverser notre perception du monde, de la culture et de l’art.