DANSE | SPECTACLES

Gates of Hell, Two Room Apartment

27 Nov - 29 Nov 2013
Vernissage le 27 Nov 2013

Le temps d'une soirée, le lumineux et charismatique sud-africain Fana Tshabalala présentera sa création Gates of Hell, inspirée par des figures de Rodin. Niv Sheinfeld et Oren Laor, quant à eux, proposeront une version nouvelle et contemporaine de Two Room Apartment, pièce originale créée en 1987 par Liat Dror et Nir Ben Gal.

Fana Tshabalala et Oren Laor, Niv Sheinfeld
Gates of Hell et T
wo Room Apartment

1. Fana Tshabalala, Gates of Hell
Il y a, au-delà de toute limite, le goût de la découverte. Inlassablement, instinctivement, l’homme se dirige vers l’inconnu. Ce lieu, appréhendé et apprivoisé, permet de transformer l’humanité et de révolutionner l’être. Souvent, une âme ne se dévoile que dans un endroit où tout regard est aveugle et où toute langue est étrangère.
La découverte de l’autre devient ainsi la quête de soi-même, entre errance et peur du vide, si près des portes de l’enfer…

De mouvements apeurés en courses désespérées, Fana Tshabalala danse avec les ténèbres. Le chorégraphe, porté par une gestuelle poignante et engagée, transcende cette idée de découverte intérieure.

Chorégraphie et interprétation:
Fana Tshabalala

2. Oren Laor, Niv Sheinfeld,
Two Room Apartment
Two Room Apartment permet à Niv Sheinfeld et Oren Laor d’exprimer, sur scène, une réflexion en duo sur la relation singulière et créative qu’ils entretiennent.

Ce travail chorégraphique, tant personnel que politique, examine la question de la limite à travers différents contextes, abordant ainsi ces frontières physiques qui délimitent pays, régions ou simplement des pièces dans un appartement, mais aussi les frontières impalpables, à l’instar de celle séparant le spectacle de la vie réelle, ou des limites que l’individu peut s’imposer à lui-même. Le propos de Niv Sheinfeld et Oren Laor, s’appuyant sur un langage chorégraphique simple et une esthétique minimaliste, suggère une certaine idée de la vie, vue ici comme le cadre privilégié pour l’expression d’habitudes et comportements ordonnés, voire compulsifs.

Cette nouvelle pièce de Niv Sheinfeld et Oren Laor s’impose comme une relecture inédite et tout à fait contemporaine du spectacle original créé, il y a vingt-six ans de cela, à Tel-Aviv par Liat Dror et Nir Ben Gal. Two Room Apartment devint l’exemple symptomatique d’une nouvelle tendance chorégraphique, tendance qui cherchait alors à créer un vocabulaire chorégraphique aussi inédit qu’audacieux, et donc à se démarquer du langage adopté par des compagnies plus célèbres et aux moyens plus importants (comme la Batsheva Dance Company, la Bat-Dor ou encore la Kibbutz Contemporary Dance Company).

Lors de sa première à Tel-Aviv en 1987, au Festival Shades of Dance, le duo de Liat Drotor et Nir Ben Gal marqua la naissance d’une réflexion nouvelle en matière de danse, visant à augmenter la portée de l’expérience spectaculaire, à inciter spectateurs et pratiquants à abandonner leurs opinions préconçues et, surtout, à bouleverser la monotonie de l’univers de la danse en Israël. C’est dans ce contexte qu’émergea alors une vague de chorégraphes indépendants, soucieux de la recherche de nouveaux moyens d’expression artistique qui permettraient de mettre en perspective le «processus» plutôt que le «produit» chorégraphique. Ayant ainsi représenté le franchissement d’une étape importante dans le développement du paysage chorégraphique israélien, Two Room Apartment remporta notamment le premier prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet (1988).

Cette nouvelle version de Two Room Apartment, à laquelle Niv Sheifeld et Oren Laor insufflent la richesse de leurs expériences personnelles et artistiques, s’impose comme un travail chorégraphique résolument contemporain, liant le passé au présent en respectant les intentions des chorégraphes d’origine.

Chorégraphie et interprétation: Oren Laor et Niv Sheinfeld basée sur le travail de Nir Ben Gal et Liat Dror.