Lieu
Galerie Villa des Tourelles
Communiqué de presse
Pour ce projet à nanterre, j’ai choisi de montrer les racines de mon travail. C’est à dire tout ce qui touche au dessin.
De la note sur un bout de papier qui cristallise un moment, un point précis et qui avec le temps devient un mystère trahi par la mémoire au « dessin oeuvre ».
Des objets en verre dessinés dans l’espace par ma voix, le souffle et la dextérité d’un autre.
Rencontre entre un souhait, un désir et ses contraintes techniques.
On entre ici dans ce lieu plus proche de la maison que du musée propice à montrer l’intimité du travail.
Les dessins des objets qui ne seraient que la partie visible de la pensée.»
Olivier Leroi
>Extrait d’un entretien avec Paul Ardenne. Octobre 2005.
>Votre oeuvre a une pertinence, pour qui la fréquente depuis longtemps: sa poésie. Au sens premier du terme, son caractère de «création»: vous ne vous arrêtez ni aux usages plastiques, ni aux considérations de type mode, prestige, entrisme, etc. Comment concevez-vous la création? La bornez-vous?
La création, la poésie – vaste programme –, ce sont des mots fatigués comme des outils qui n’ont plus de manche. On voit à quoi ça sert mais on ne peut plus s’en servir. Je cherche une manière d’être. Je me souviens souvent d’un proverbe soufi qui dit «tu es où tu dois être au moment où tu y es». Cette phrase me revient souvent. Où je suis, je fais des expériences et ces expériences induisent leur champ de lecture. Le vrai projet c’est de ne rien faire, plutôt de faire «rien», être dans un état de disponibilité. Rien à voir cependant avec la paresse.
Quelles sont vos préoccupations artistiques, vos sujets de prédilection? Pour dire quoi?
Le mot préoccupation ne me paraît pas juste. Je ne suis pas préoccupé, au pire je suis occupé, et au mieux vivant! Rien à dire de particulier mais beaucoup à faire. Faire, c’est mettre de la vie dans l’espace, le sujet n’est qu’un prétexte.
>Si l’on vous suit, votre travail artistique n’est jamais programmatique, zigzagant, en somme… Vous le démarrez à l’aveugle, sans savoir où aller?
Je ne sais pas où je vais mais je sais comment. Au départ il y a une intuition, voire une vision (par exemple d’un objet fini). Le «travail», c’est-à-dire l’énergie, ne sert qu’à vérifier cette intuition. Comme dans la forêt, on sent que les champignons se trouvent plus ici que là. On parcourt le terrain depuis des années et la nature du sol, les arbres, les plantes (la connaissance?) deviennent un guide. Pour revenir au sujet, il n’y en a qu’un: le plus petit élément qui compose la matière. Quelque chose qui serait en tout et dont les liens donneraient des formes, du sens. Le sujet n’est qu’un «prétexte»… C’est ce va et vient, cette promenade entre les échelles qui m’intéresse, plus un «forage» qu’un voyage. Un point plus ou moins intense plutôt qu’un déplacement. De là l’importance des lieux traversés, leur impact…
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>Vous parlez fréquemment de l’importance qu’a eu dans votre parcours l’enseignement de l’institut des hautes études en arts plastiques créé dans les années 1990, à Paris, par Pontus Hulten. En quoi cet enseignement était-il plus nourricier que l’enseignement classique en école d’art?
Mon passage à l’institut des hautes études, que j’ai fréquenté en 1995, a été pour moi un moment de très riche ouverture sur le monde. Je ne connaissais alors que quelques artistes vivant autour de chez moi et, d’un seul coup, j’ai rencontré des artistes du monde entier. L’intérêt de cette école, ou plutôt de cette master class, c’était la densité, le concentré, la qualité d’information fournie à chaque séance de travail. Plus intéressant qu’une école d’art parce que chaque étudiant avait déjà un parcours artistique et avait donc déjà des choses à partager. J’étais quand même le seul à ne pas avoir eu de formation artistique auparavant et j’ai été d’ailleurs sélectionné pour cette raison. Comme un élément de contrepoint, ainsi qu’on me l’a dit plus tard. Je n’ai pas travaillé pendant mon séjour à l’institut et très peu l’année suivante. De nouvelles dimensions à digérer.
>La galerie Villa des Tourelles est un espace de la Ville de Nanterre. Il bénéficie du soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France
Infos pratiques
> Lieu
Galerie Villa des Tourelles
9, rue des anciennes-mairies. 92000 Nanterre
RER A Nanterre-Ville
sortie rue Maurice Thorez
> Horaires
mardi, jeudi, vendredi de 16h30 à 19h30 et mercredi, samedi de 14h30 à 19h30
> Contact
T. 01 41 37 52 06
> Entrée libre
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