« Silence on rêve »
Galerie Paule Friedland et Alexandre Rivault
L’événement
Communiqué de presse
Jacques Benoît
« On nous a dit que sur Mars les ciels étaient rouges, que l’on pesait moins qu’une plume, que la vie existait là bas et puis on a vu les photos. Aridité et canyons sans vie et sans fond. Personne. Mais les robots ont raté les plaines où ondulent les tournesols, et les bergers de Mars sont bien trop rapides, agiles et facétieux pour des sondes venues d’on ne sait où.
On nous a dit que Mars était peuplé de petits hommes verts. On avait juste sous-estimé leur taille. Les hommes de Mars cabriolent et s’envoient en l’air, ils n’ont que ça à faire, sur terre on joue à saute-mouton, sur Mars les hommes préfèrent les tournesols, que voulez-vous, il faut bien tuer le temps. »
Jacques Benoit, à propos de l’oeuvre Man on Mars with sunflowers, 2005
Jérôme François
« (…) Si elle se nourrit du cinéma, la démarche de Jérôme François est en revanche toute entière vouée à la peinture. Tout lui est dédié, tout revient à son interrogation fondamentale et chacune des excursions iconographiques de son œuvre y ramène.
Qu’il y soit question de trame, de focale ou de mise en abîme, qu’il y soit question de narration, d’arrêt sur image ou de composition abstraite, nous nous trouvons là face à un travail de recherche qui vise à proclamer la pérennité d’un mode.
Quand bien même il emprunte ses motifs au septième art, utilise du mode de projection pour les reproduire, les cadre comme vus de la cabine d’un projectionniste, Jérôme François n’a qu’un seul but : rendre la peinture à la peinture. Quelque paradoxal que cela puisse paraître, Jérôme François use du cinéma pour mieux faire valoir ce qu’il en est de la spécificité de la peinture. (…)
Question récupération, l’art de Jérôme François doit tant au ready-made de Duchamp qu’à l’exemple du Nouveau Réalisme; question manipulation de l’image, il doit tant à la pratique de fragmentation du Pop art qu’à celle de la syncope d’un artiste comme David Salle; question style, il doit à l’expérience d’une œuvre comme celle de Richter. (…) »
« Jérôme François, destination peinture », Philippe Piguet, critique d’art Extrait du catalogue Jérôme François, publié par l’arthotèque de Caen en janvier 1998
David Gista
« En entrant dans l’atelier de David Gista, on se sent plutôt dérouté, comme si on débarquait sur la scène d’ un drame mystérieux. La sensation étrange, à la fois de distanciation et d’intimité que nous procurent les toiles nous donne en effet l’impression de participer sans le savoir à un film dont le script s’écrirait au fur et à mesure.
Cette poésie surréaliste du mystère et du désenchantement, nourrie par une vision souvent ironique de la réalité sociale et culturelle du monde contemporain, n’est pas sans nous rappeler le «Cinéma Vérité» du début des années 60.
Des lignes obliques et monochromes viennent fragmenter des images «tranche de vie», qui pourraient appartenir à un film de Godard. (…)
L’aspect cinématographique et théâtral du travail de David Gista n’est pas si étonnant quand on sait qu’avant d’être peintre il faisait partie d’une troupe de théâtre. (…) On retrouve ce lien cinématographique dans la dualité tragi-comique de la plupart de ses toiles traitées avec cet humour noir, à la limite de l’absurde, que l’on retrouve chez Melville et Blier (pére et fils) fondateurs du «Film noir». «J’aime l’ambiguï;té parce qu’elle nous interroge, concernant notamment la manière dont on perçoit la vie. Je suis fasciné par la relativité des émotions.» (…) »
Necessary Riddles : The Art of David Gista, essai Diane Thodos, critique d’art, Chicago (USA), Octobre 2004, traduit de l’américain.
Infos pratiques
> Lieu
Galerie Paule Friedland et Alexandre Rivault
64 Rue des Tournelles. Paris 3e
M° Chemin Vert
> Horaires
jeudi, vendredi, et samedi de 14h à 19h et sur rdv
> Contact
T. 01 42 72 40 95
> Entrée libre
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