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Galerie Maria Lund : Metropolitan Phantasyscape d’Ann Sophie Stærk

28 Mai - 28 Juin 2005

Elle peint les images de notre civilisation avec une approche néo-pop. Ses oeuvres séduisantes empruntent son vocabulaire formel à l’univers publicitaire pour le questionner. Elle se sert de photos dont elle fait un distillat de formes et de structures de façon à créer des espaces entre deux et trois dimensions. Des bribes de formes appartenant à la réalité se dissipent sous la texture.

Ann Sophie Stærk : « Metropolitan Phantasyscape »
Galerie Maria Lund

L’événement
Communiqué de presse

Ann Sophie Stærk (1973) peint les images de notre civilisation avec une approche néo-pop. Sa peinture séduisante et non agressive possède des qualités décoratives indéniables, mais leur beauté n’est pas gratuite. En nous créant « de belles images » avec une esthétique empruntant à l’univers publicitaire, Ann Sophie Stærk questionne les messages de celui-ci. Tel l’insecte aux couleurs attrayantes elles nous piquent au vif quand la beauté nous a distraits.

L’exposition « Metropolitan Phantasyscape » marque un tournant dans l’oeuvre d’Ann Sophie Stærk.
Depuis plusieurs années son sujet de prédilection était l’identité féminine à travers les idées véhiculées par les icônes et les images de la mode : le message sur la force et l’énergie féminines, l’illusion sur notre identité comme un rêve lointain que nous pourrons acheter demain ou l’idée d’atteindre un statut de star à travers les apparences et un choix de style de vie. Après un passage où le rêve de la nature sous forme de plantes et d’animaux s’introduisait aux côtés des figures humaines dans une forme de collages peints, l’homme a cédé la place à l’espace urbain.

Avec « Metropolitan Phantasyscape » la jungle urbaine trouve une expression à la limite de la figuration et de l’abstraction. L’artiste se sert de photos dont elle fait un distillat de formes et de structures de façon à créer des espaces entre deux et trois dimensions. Mais ces espaces ne révèlent pas une identité précise.
Le spectateur reconnaît certaines bribes de formes suggérant l’appartenance à une réalité. A la manière de l’image reflétée sur une vitrine, les peintures d’Ann Sophie Stærk nous font osciller entre diverses traces d’une réalité physique.
La texture des peintures est lisse et la palette subtile et fine. Ses couleurs interpellent mais sans agressivité. Alors que les tons des séries des ouvres précédentes étaient plus acidulés, comme pour illustrer une légèreté, ceux de la série actuelle sont plus atténués. Les contrastes apportant parfois une note dramatique.

Face à une peinture de « Metropolitan Phantasyscape » on a l’impression de faire un saut dans le temps, de se retrouver dans un futur où la végétation aurait repris l’avantage sur l’architecture. Ici la vigne vierge rampe sur les murs tandis que là les plantes carnivores remplacent les figures féminines si présentes et imposantes dans les séries d’ouvres précédentes.

Au jeu des aplats de couleurs non nuancées est associé celui d’un découpage matissien anguleux des formes retenues par l’artiste d’une photo d’un espace urbain. La photo perd ici sa nature de constat objectif des choses pour devenir par la peinture un état incertain de lieux et de situations qui confère à l’ouvre un certain mystère, quelquefois oppressant, que l’on veut percer. L’esprit est autant interpellé par les formes conservées des photos et projetées sur la toile que par celles manquantes en vue de construire le puzzle visuel qui nous est offert. Qu’est-ce qui est présent, donné et qu’est-ce qui nous manque sont des questions que dans nos sociétés de consommation nous pouvons nous poser.

Ann Sophie Stærk

Ann Sophie Stærk qui a suivi une formation à l’Académie des Beaux Arts de Copenhague ainsi qu’à la Chelsea School of Art à Londres a présenté ses oeuvres pour la première fois à Paris en 2003 à la Galerie Maria Lund.
Ann Sophie Stærk vient d’exposer chez Voltz Clarke LLC à New York où elle avait déjà montré en 2002 sa série de peintures Quirky Girls à la DCA Gallery. Cette série, couronnée par l’attribution de deux prix dont celui de la Fondation de l’Etat Danois pour l’Art, avait été également présentée au Musée de Horsens au Danemark.
L’artiste a participé en 2004 au « Parcours Saint-Germain ».

Infos pratiques
> Lieu
Galerie Maria Lund
48 rue de Turenne. Paris 3e
M° Chemin Vert
> Horaires
du mardi au samedi de 12h à 19h
> Contact
T. 01 42 76 00 33
galerie@marialund.com
www.marialund.com
> Entrée libre

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