Lieu
Galerie Maria Lund
Communiqué de presse
Loin d’être statiques les peintures de Bent Holstein sont mutations, mouvement et lumières changeantes. Elles reflètent la fascination de l’artiste pour la transformation, la différence, le voyage permanent entre une vision, un vécu et une impression laissée dans la mémoire. L’intérêt de Bent Holstein se porte avant tout sur le visuel. L’artiste cherche une simplicité et fuit le reconnaissable. La nature n’est jamais très loin, mais il est difficile de savoir, si nous nous trouvons devant le monde reflété dans une flaque d’eau ou devant l’océan.
A l’époque où son œuvre contenait encore des éléments figuratifs, on a décrit son univers artistique par le mot fragmenté. Il était alors constitué d’éléments provenant de divers registres et origines, traités de façons variées.
Depuis l’évolution de son œuvre vers une dominante abstraite, l’espace pictural se présente comme une unité, mais une unité fragment d’un ensemble bien plus grand qui continue au-delà du bord de la toile et saisit le spectateur physiquement, l’englobe, le pénètre. Si la photo d’un paysage cadre une partie de celui-ci, les œuvres de Bent Holstein se présentent comme un condensé de vues, de lumières, de matières et de couleurs. Des formes délimitées rencontrent l’éphémère, l’insaisissable, rappelant l’eau, l’air, les nuages. Ici, une percée claire ou sombre nous aspire et fait naître une perspective subtile. Là, des formes de couleurs lumineuses ou sombres rehaussent, allègent ou dramatisent pour finir par équilibrer une composition où la ligne/forme est couleur, et la couleur, forme. Les tableaux proposent une entrée dans la matière, dans la vibration de la couleur vers un arrière-plan qui nous dévoile sa qualité de lumière ou d’obscurité intense en rappelant ainsi tour à tour l’espace d’une noirceur dense et mystérieuse de certaines œuvres d’Odilon Redon et la représentation quasi-aveuglante de la lumière du soleil chez William Turner.
Autour de zones de noir ou de lumières, des sfumatos très riches et variés nous apportent des transparences qui peuvent faire penser à des radiographies: des visions de l’invisible, l’étoffe de songes. La matière, essentiellement de la peinture à l’huile à laquelle sont ajoutées des poudres de marbres ou de graphite, est appliquée dans un geste énergique. Les traces du pinceau sont partiellement estompées par un ponçage léger créant l’impression d’aspérités.
Son travail du geste n’est pas sans rappeler la tradition asiatique. C’est avant tout par sa recherche de la puissance de l’épure que Bent Holstein se rapproche de l’Asie. Si son œuvre offre certains parallèles avec celle de Za-Wou-Ki, l’univers de Bent Holstein s’inscrit bien plus dans la suite de l’abstraction américaine. L’aspect esthétique épuré fait croire à une abstraction totale mais celle-ci est vite rattrapée par certains titres qui évoquent le monde réel. En effet, on pourrait estimer retrouver un infini sans référent à la Mark Rothko mais la nature est au cœur des créations picturales de l’artiste danois dans la tradition nordique du paysage qui interroge le fait même de voir, d’enregistrer et d’exprimer.
Infos pratiques
> Lieu
Galerie Maria Lund
48 rue de Turenne. Paris 3e
M° Chemin Vert
> Horaires
du mardi au samedi de 12h à 19h
> Contact
T. 01 42 76 00 33
galerie@marialund.com
www.marialund.com
> Entrée libre
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