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Galerie La Ferronnerie: Colour session

12 Jan - 17 Fév 2005

Formes simples et couleurs. Les créations d’Obrist associent tradition formaliste des artistes concrets zurichois et intimisme. Les panneaux d’Oudart jouent des couleurs vives et de la matière de la peinture. Les boîtes de Dehais, toutes semblables, sont à relier à la production industrielle qui en découle.

«Colour session»
Galerie La Ferronnerie

Lévénement
Communiqué de presse

Une partie du travail de Ruth-Maria Obrist présente une filiation avec les œuvres d’un groupe d’artistes appelés les concrets zürichois , les plus fameux étant Max Bill et Richard-Paul Lohse. Cette influence était perceptible dans une série de cubes, remarqués à Zürich, et l’est ici dans les volumes exposés en série, à la base des parallélépipèdes dont la face extérieure a été modelée en courbes douces, proposant ainsi un profil inattendu pour ce genre de volume….Ce clin d’œil au formalisme est accentué, toujours pour cette série, par l’emploi de couleurs voisines du blanc déterminées par Le Corbusier, de Ruth-Maria Obrist.
Ce qui est particulier au travail de Ruth-Maria Obrist, c’est le mélange de cette tradition formaliste avec des propositions plus intimistes, se rattachant alors à dautres expériences plastiques, comme son carnet de voyage, élaboré lors d’un séjour à Paris en 2003.

Fabienne Oudart (née à Bagneux en 1966) compose sur des panneaux de médium, taillés à sa hauteur, des réseaux de lignes, de cercles, de grilles en jouant de couleurs vives et de la matière de la peinture, mate et/ou brillante. Pour Colour session, elle présente un ensemble de Plans, toujours de la même hauteur, mais de deux largeurs différentes, qu’elle dispose soit plaqués au mur soit détachés du mur par des supports, ajoutant ainsi un effet optique à la dynamique générée par les systèmes colorés précédemment décrits.
Cette série vient logiquement dans la continuité des oeuvres Souvenir dune figure, où elle accrochait au mur des cubes non fermés, allusifs, composés de 2,3, 4 faces assemblées.

Dominique Dehais (né à Paris en 1956) a commencé son travail artistique en expérimentant l’univers de la peinture. En analysant différents mécanismes de l’abstraction dans l’art, ses peintures révèlent sa recherche intellectuelle qui l’amène à produire de grandes œuvres de la taille de son propre corps, pour sortir des limites du cadre, de telle sorte qu’il travaille uniquement sur des toiles suspendues et traite directement le bois et le matériau.
Depuis le début des années 90, il élabore un module, une boîte qui, même s’il la fabrique lui-même, a toutes les caractéristiques d’une production standardisée (toujours les mêmes dimensions : 46 cm de longueur, 17,5 cm de hauteur, 10 cm de profondeur). Il assemble ces boîtes en des formes qui diffèrent les unes des autres uniquement par leur couleur, comme s’il voulait changer en mieux les procédures de production de la peinture, et casser la répétition. Depuis cette période, il a élaboré d’autres boîtes, faites de fibres de verre et de fonte d’aluminium, toujours aux mêmes dimensions.
Quand il a ses boîtes, il les peint en suivant un certain schéma chromatique, qui constitue un stock de boîtes colorées. Pour composer ses œuvres, il choisit dans son stock et assemble les boîtes, la couleur révélant l’identité de chaque pièce. Par cette procédure, il crée une structure de base conceptuelle, où le mode de fabrication confère une identité spécifique à chaque pièce.

Outre ce travail modulaire, Dominique Dehais crée des œuvres monumentale en trois dimensions, dans laquelle le spectateur peut expérimenter physiquement son système. En utilisant des panneaux de bois de 210×80 cm, colorés suivant un procédé de hasard qu’il a élaboré au préalable, et en les installant dans un espace selon un schéma, il provoque une sensation à la fois visuelle et physique chez le spectateur.
Le process conçu par Dehais est directement relié au champ social, aussi bien la production industrielle que l’organisation socio-économique qui en découle, c’est évident pour des installations telles que Négociation (Moscou, avril 2003) ou Eden, Grundisse (Le Quartier, Quimper, France) qu’il a réalisées en 1997-1998.

Pour l’exposition Colour session, Dominique Dehais présente la pièce Corbeille pour la 1ere fois à Paris, une œuvre inspirée à la fois par la corbeille historique de la Bourse, et par les miroirs peints dans les tableaux flamands du XVIIe siècle, destinés à introduire le monde extérieur dans l’espace du tableau…

Infos pratiques
> Lieu
Galerie La Ferronnerie
40, rue de la Folie-Méricourt . Paris 11e
M° Oberkampf
> Horaires
du mardi au vendredi, de 14h à 19h, samedi de 13h à 19h.
> Contact
T. 01 48 06 50 84
www.associationdesgaleries.org/laferronnerie
> Entrée libre

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