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Galerie Iragui : Kavkaztrance du Pg Group

16 Déc - 10 Jan 2006

Ce trio russe de bad boys dépeint une image de la Russie d’aujourd’hui marquée par la drogue, la pornographie et la violence. Un travail contestataire, engagé et radical mixant bande dessinée, son et vidéo.

Lieu
Galerie Iragui

Communiqué de presse (par Alexandra Fau)
Pour sa dernière exposition de l’année, la galerie Iragui présente le PG group formé de trois artistes contemporains russes, Ilya Falkovsky, Alexis Katalkin et Boris Spiridonov. Endossant leur rôle de «bad boys», ces artistes dépeignent une image de la Russie d’aujourd’hui marquée par la drogue, la pornographie et la violence. Leur travail symptomatique se veut contestataire, engagé et radical. En ce sens, il emprunte la forme dure, toute en tensions et polémiques de l’époque moderne, bien éloignée de la forme policée et conciliante de la création post-moderne.

Après s’être longtemps fait l’écho de la propagande et de l’identité nationale, l’art russe semble acquérir seulement maintenant la liberté de ton, le radicalisme et l’engagement politique du début du 20ème siècle. Dans l’héritage des artistes modernes, le PG group use tous les codes et moyens de communication visuels (magazines, cartes, albums musicaux, bandes dessinées, performances…) pour mieux dénoncer.

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Depuis sa création en 2000, le groupe obsédé par les visages surmédiatisés divulgue des images chocs.
Les artistes se métamorphosent en activistes qui font la «une» des journaux, qu’ils soient gangsters, extrémistes islamiques tchétchènes, hooligans…
A l’image de ces délinquants, ils maîtrisent parfaitement les différents supports médiatiques créant ainsi une œuvre polymorphe. L’œuvre intitulée Kavkaztrance mixe à l’envie la bande dessinée, le son et la vidéo. Chacun de ses médias impose une tonalité différente. Les images en apparence doucereuses des comics se révèlent être une provocation déguisée. Des silhouettes sombres de corps dépravés gisent au milieu d’une mare de pétrole. A la bande son hypnotique répond la violence des images vidéo qui nous rappellent que trop les terribles évènements du 11 septembre 2001. D’ailleurs, son titre Kavkaztrance que l’on pourrait traduire littéralement par la «transe du Caucase» fait explicitement référence à un site internet qui ne cache pas ses appartenances aux milieux intégristes (www.kavkazcenter.com).

Comme tout un chacun, les artistes s’immiscent dans la transe générée par ces conflits ethniques sans fin. Mais leur art a valeur de «manifeste», comme un point levé contre les tensions, la peur et la haine exacerbée qui cimentent la région du Caucase, la Tchétchénie en particulier. D’un point de vue esthétique, Kavkaztrance cristallise les syncrétismes religieux dans un télescopage visuel. Plus que la peur ou la provocation gratuite, cette œuvre dénonce la tension générée par les conflits et témoigne d’une certaine vitalité de la scène artistique russe.

Infos pratiques
> Lieu
Galerie Iragui – Show-room
103, rue du Temple. Paris 3e
M° Rambuteau
> Horaires
de 14h à 19h les 16, 17 et 18 décembre
sur rdv du 19 dec au 10 janvier
> Contact
T. 01 47 07 69 24
contact@iragui.com
www.iragui.com
> Entrée libre

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