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Galerie de La Châtre: Haute tension et résidences secondaires

12 Mar - 30 Avr 2005
Vernissage le 12 Mar 2005

Petite géographie intime qui renvoie en réalité davantage aux notions de territoire, de paysage et à leurs corollaires architecturaux et urbanistiques. Sous l’apparente douceur des moyens employés se cache le froid réquisitoire de l’abandon de la construction.

«Haute tension et résidences secondaires»

L’événement
Communiqué de presse (par Elfi Turpin)

Papier peint, aquarelles, cabane de jardin, chambre d’hôtel, les formes mises en oeuvre par Kristina Solomoukha évoquent invariablement l’ambivalence de la perméabilité de l’analyse et de l’interprétation au contexte de sa propre histoire. Si elles traduisent à première vue un nouvel état intérieur, sorte de petite géographie intime, elles renvoient en réalité davantage aux notions de territoire, de paysage et à leurs corollaires architecturaux et urbanistiques. Le dispositif présenté amorce, par un aller-retour constant entre le privé et le commun, une sourde tension théorique et plastique. Comment traverse-t-on un territoire ? Peut-on partir sans aller quelque part ?

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Aux murs, la répétition d’un motif décoratif, pylônes argentés sur fond bleu, l’accrochage d’aquarelles encadrés, passe temps féminin ou dessin préparatoire, soulignent l’environnement impersonnel d’une chambre d’hôtel et traduisent sans doute la recherche d’une disponibilité perdue, d’une oisiveté convoitée par l’artiste au travail, en constante activité. La diversité d’échelles appliquées au pylône matérialise le paysage générique. Paysage suburbain, standard, sans identité ni qualité particulière. Le travail plastique tend à octroyer un statut esthétique à ces non lieux, zones d’errance où le laid côtoie l’ordinaire. L’artiste rend par conséquent inopérante la pensée architecturale moderne, en tant que source de changement et d’amélioration, au profit de la simple observation.

Une cabane de jardin, signal pavillonnaire de la parcelle privée, faisant office de cabine de projection, appuie le commentaire. De très courtes vidéos, pour la plupart issues de travaux antérieures, abandonnent le plan fixe des précédents «portraits» de bâtiments pour le travelling du road movie. Kristina Solomoukha y ironise l’architecture, constate la perte de l’illusion de la beauté du chantier et du transitoire, lui préférant l’activation du circulatoire et de sa complexité.
Sous l’apparente douceur des moyens employés (dessins animés, aquarelles) se cache alors le froid réquisitoire de l’abandon de la construction.

Infos pratiques
> Lieu
Galerie de La Châtre
4, rue Saintonge.
M°Saint-Sébastien-Froissart
> Horaires
du mardi au samedi de 11h à 19h
> Contact
T. & F. 01 42 71 89 50
T. 06 20 46 68 12
lachatregalerie@club-internet.fr
www.lachatregalerie.com
> Entrée libre

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