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Galerie Birthe Laursen : Horizon de Marian Wijnvoord

12 Mai - 25 Juin 2005

Des étendues vides et quasi abstraites, conçues comme un lieu de perte de repères. Un horizon à perte de vue, vecteur d’illusion. Une nature silencieusement infinie, paisiblement mouvementée, où l’eau et le sable ne font qu’un.

Marian Wijnvoord : « Horizon »
Galerie Birthe Laursen

L’événement
Communiqué de presse

Des étendues vides et quasi abstraites, conçues comme un lieu de perte de repères. Un horizon à perte de vue, vecteur d’illusion. Une nature silencieusement infinie, où l’eau et le sable ne font qu’un.

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Les œuvres de Marian Wijnvoord sont basées sur une réflexion sur le visible, sur l’image face au regard, tout en parlant des moyens propres à la peinture. On y retrouve les thématiques récurrentes de l’artiste : l’espace-temps, la notion du vide, le silence, l’infini, la décomposition sérielle. Dans son récent travail sur le paysage et sur les éléments de la nature, l’espace est conçu comme un lieu de perte de repères. Son questionnement obsessionnel de l’horizon en tant que vecteur d’illusion, nous transportent dans un univers de grandes étendues vides et quasi abstraites. Avec les vues en plein sur des cimes de montagnes lointaines, elles voisinent avec des détails rapprochés d’éléments de la nature. L’eau, le feu, la pluie, les nuages sont autant d’éléments capturés en mouvement, venant s’interposer entre nous et l’ailleurs.

Jean-Marc Stricker, chroniqueur éditorialiste à France-Inter, à écrit sur son récent travail :
En artiste authentique, passeuse de signes et de sens, Marian Wijnvoord n’invente rien, ne fabrique pas des abstractions arbitraires. Elle repousse les limites du visible au-delà et en-deçà du regard. Au-delà de l’horizon où ciel et océan se fluidifiant l’un dans l’autre. En-deçà des scintillements du feu et des mouvements des nuages là où l’idée même de lumière se forme dans les coulisses du subconscient des yeux.
Avec cette exposition, Marian Wijnvoord ouvre de nouvelles pistes. Elle nous emmène sur de hauts montagnes en apesanteur – sortes d’îles flottantes, posées entre deux brumes. Elle colle nos oreilles à des chutes d’eau, grands nuages sonores. Torrentiels et verticaux. Puis c’est le silence de la sève qui monte dans les branches nues captant le soleil d’hiver.
C’est aussi l’échange infini entre l’eau et le sable, aux confins des deux, sur une plage où il n’y a pas âme qui vive – à part la vôtre qui regarde. Est-ce l’eau qui sort du sable ? Ou le sable qui sort de l’eau ? C’est dans ce mouvement même que le témoin, devant la toile de Marian Wijnvoord se perd et se retrouve.
Que le format soit celui d’un ciel entier ou celui d’une fenêtre de poche, chaque tableau est l’ouverture d’un chemin vers ailleurs – un ailleurs où prendre enfin son encombrante identité et retrouver son âme fondue dans celle de l’univers.
On peut dire de la peinture de Marian Wijnvoord ce qu’un poète anonyme du XXe siècle disait d’une musique : qu’elle peut démonter le temps puis le redérouler, absorber l’espace et le redéployer.

Marian Wijnvoord
Marian Wijnvoord est née en 1966 aux Pay-Bas. Après avoir étudié à Hocheschool voor de Kunsten d’Amsterdam, elle à enseigné la peinture à Alfred University de New York. Elle vit et travaille à Paris depuis 1997.

Infos pratiques
> Lieu
Galerie Birthe Laursen
56-58 rue Vieille du Temple. Paris 3e.
M° St Paul
> Horaires
du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous
> Contact
T. 01 44 54 04 07
> Entrée libre

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