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Galerie Arcima : Bright Life de Ma Ohmar

02 Nov - 13 Nov 2004

Artiste birmane, elle peint à l’acrylique des œuvres aux couleurs chatoyantes et aux formes géométriques. L’intégralité des bénéfices de l’exposition ira financer la construction d’une école sur l’île de Ma Kyone Gallet en Birmanie. L’art au service des plus démunis.

Ma Ohmar : «Bright Life»
Galerie Arcima

L’événement
Communiqué de presse

À l’occasion de son lancement, Prodelia, agence conseil en communication culturelle, annonce l’exposition de la série « Bright Life », créée par l’artiste peintre birmane Ma Ohmar.

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L’exposition de peinture « Bright Life » présente pour la première fois en France l’œuvre d’une artiste birmane : 31 tableaux (acrylique sur toile) seront exposés pendant 11 jours. Cette initiative, qui répond à l’engouement actuel des français pour la culture asiatique, sera l’opportunité pour l’artiste birmane Ma Ohmar d’exposer hors d’Asie et pour un public curieux et amateur d’art de découvrir une partie des talents insoupçonnés que recèle le Myanmar.

Corinne de Ménonville, historien d’art, décrypte le travail de l’artiste : « L’univers de Ma Ohmar frappe immédiatement l’œil par sa palette colorée et lumineuse. L’artiste de toute évidence fait jaillir la couleur avec une joie non dissimulée, jouant de façon quasi-hédoniste avec la polychromie. Ce bonheur de la couleur va de pair avec une stylisation presque naï;ve qui confirme le côté onirique de sa création. Chaque tableau est conçu comme un assemblage, un puzzle, une mosaï;que. Les images au sein d’une même œuvre sont multiples. Sont juxtaposés de manière fragmentaire des éléments du quotidien (bouteilles, verres, vases) du corps (œil, visage, torse), de la nature (fleurs, feuilles) auxquels s’entremêlent des éléments non figuratifs. De surcroît très souvent au sein du même fragment, un élément, par le jeu des couleurs, en contient un autre. Vivacité des coloris, fragmentation de l’image, densité des contenants et … premiers questionnements. Quelques indices aiguillonnent alors l’interrogation commençante. Il en va par exemple de l’œil, élément récurrent chez Ma Ohmar, est l’œil qui cherche à voir, à comprendre, qui interroge et s’interroge, ou encore la main qui surgissant parfois au milieu du puzzle coloré et joyeux, apparaît alors, tourmentée, tendue vers l’insaisissable… Tout cela n’est évidemment pas fortuit. Cette vision délibérément décalée est une incitation à la réflexion, un rappel de la non-évidence des apparences. Avec toute sa fraîcheur d’autodidacte et dans un nécessaire désir de modernité, elle retranscrit un questionnement propre à sa génération. C’est ce qui rend son travail si attachant ».

La vision délibérément décalée de Ma Ohmar est en effet une incitation à la réflexion, un rappel de la non-évidence des apparences. Car cette artiste est birmane, et donc nécessairement imprégnée de philosophie bouddhique.

L’intégralité des bénéfices de l’exposition ira financer la construction d’une école sur l’île de Ma Kyone Gallet en Birmanie. Impliquée dans de nombreux programmes d’aide humanitaire en faveur des enfants, Ma Ohmar a décidé de poursuivre son engagement en soutenant activement la construction d’une école sur cette île éloignée et dépourvue d’infrastructures. L’île de Ma Kyone Gallet abrite en effet le peuple Moken (aussi appelé Salones), autrefois nomade des mers, qui tend aujourd’hui à se sédentariser.

Outre le lancement de l’agence et la promotion de l’artiste, Prodelia entend démontrer via cette exposition que l’art est un vecteur puissant de communication qui attire une audience ciblée et qualifiée, suscite l’intérêt et la curiosité, provoque des rencontres privilégiées. Thierry Bigaignon, fondateur de l’agence, ajoute : « La particularité de Prodelia est de proposer aux entreprises d’associer leur produits, leurs marques, leur image, leurs équipes internes à un projet culturel afin d’optimiser leurs actions de communication et/ou de marketing. Pour notre lancement, il s’agissait donc de monter un événement cohérent avec le discours que nous tenons à nos prospects. C’était l’occasion de montrer que les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés ! ».
Ma Ohmar
Ma Ohmar, mariée, deux enfants, est née en Birmanie en 1957. Diplômée en médecine en 1981, Ma Ohmar est plus connue dans son pays sous le nom de Dr. Ohmar. Tantôt praticienne au département de la santé publique puis sur divers programmes d’aide médicale financés par les Nations Unies, tantôt auteur de nombreux ouvrages sur la Birmanie ou encore photographe à ses moments perdus, c’est vers la peinture qu’elle se tourne pour exprimer librement son talent et sa vision de la vie. Autodidacte, Ma Ohmar ne se considère toujours pas comme une artiste peintre à part entière, bien que l’étendue de son œuvre tende à prouver le contraire. Ma Ohmar se dit particulièrement touchée par l’œuvre impressionniste de Monet, mais elle reste attachée au semi-figuratif qui lui permet d’exprimer pleinement ses émotions.
Sa vision délibérément décalée est une incitation à la réflexion, un rappel de la non-évidence des apparences. Car cette artiste est birmane, et donc nécessairement imprégnée de philosophie bouddhique. Si elle s’est éloignée des courants picturaux classiques (école de Mandalay ou école de Rangoon), on retrouve dans sa palette cette vivacité et cette joie de vivre qui sont la marque de grands maîtres tels que U Lun Gywe.

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Infos pratiques
> Lieu
Galerie Arcima
161, rue Saint-Jacques. Paris 5e
M° Cluny – La Sorbonne
> Horaires
du lundi au samedi de 11h00 à 20h00.
> Entrée libre

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