PHOTO | EXPO

Elegy for the Mundane

12 Sep - 03 Nov 2019
Vernissage le 11 Sep 2019

L’exposition « Elegy for the Mundane » rassemble au Château d’Eau, à Toulouse, des photographies réalisées par Gaël Bonnefon durant la dernière décennie. Ces images à la fois ordinaires et fantomatiques transmettent une vision tragique du monde, de l’éblouissement à la chute.

L’exposition « Elegy for the Mundane » au Château d’Eau, pôle photographique de Toulouse, propose une sélection de clichés parmi ceux que Gaël Bonnefon a réalisés quotidiennement au cours de la dernière décennie. En se détachant de la chronologie ou du contexte de la prise de vue, l’accrochage rassemble des images iconiques qui l’on fait connaître, des captures cinématographiques en plans fixes et des photographies récentes.

« Elegy for the Mundane » : photographies de Gaël Bonnefon au Château d’Eau

Le titre de l’exposition, « Elegy for the Mundane » (Elégie pour le banal) résume à lui seul les thèmes centraux de la photographie de Gaël Bonnefon : l’ordinaire et le tragique. Gaël Bonnefon capte des éléments banals, paysages, personnes, scènes du quotidien et en tire des visions éblouies. Tel un guetteur d’apparitions, le photographe traque la face cachée du réel, qu’il perçoit comme une succession d’effacements et de transformations qui rend incertaine la véritable nature de toute chose. Il explore les interstices entre le visible et l’invisible, où la vie ordinaire révèle sa part d’ombre.

Gaël Bonnefon : une vision tragique du monde

Les photographies de Gaël Bonnefon sont portées par une vision tragique dans laquelle le monde est source d’une multitude d’éblouissement mais aussi marqué par la chute, en perpétuel déclin. Chaque chose captée semble être sur le point de disparaître, sa vision déjà est altérée par des taches, des flashs lumineux et divers autres aspérités créées par Gaël Bonnefon de la prise de vue au travail en laboratoire, avec un traitement presque sauvage de la pellicule. La démarche de l’artiste se caractérise par une audace expérimentatrice qui fait du temps sa matière première, à la fois voluptueuse et dramatique.