ART | EXPO

Frontières et passages

08 Oct - 31 Oct 2015
Vernissage le 08 Oct 2015

Max Charvolen travaille la matérialité des surfaces picturales en procédant à des découpes, des pliages ou des collages. En recouvrant de fragments de toiles divers sites dans l’espace urbain, c’est la notion de représentation qui est niée, notamment parce qu’il s’agit d’apposer sur le monde une modélisation à l’échelle 1.

Max Charvolen
Frontières et passages

A l’occasion de sa première exposition personnelle à la galerie Depardieu, Max Charvolen présente des oeuvres récentes réalisées depuis 2014.
Son œuvre se structure selon trois axes problématiques principaux :
les éléments de la peinture, l’espace, la représentation.
Au travaux des années 60-70 centrés sur la toile et ses diverses modifications par découpes, pliages, couture, colorations et se servant du format du tableau comme modèle, succèdent, à partir de 1979, les oeuvres modelées sur bâtis et objets. Depuis cette date il fragmente la toile par découpe avant de la recomposer sur des objets ou espaces bâtis dont il met ensuite la figure à plat. La coloration devient alors un moyen de différencier et de mettre au regard tel ou tel élément de l’oeuvre: processus, volume, périmètre, limites et bords. Une partie de son travail s’intéresse aux variations des mises à plat possibles d’un même volume en recourant au calcul et au dessin numérique. Jean Petitot a pu analyser son projet comme un renversement de la perspective classique: là où la peinture cherchait à donner en deux dimensions l’illusion de la profondeur, Max Charvolen donne à voir, à l’échelle 1, dans la réalité des deux dimensions, le souvenir des trois dimensions. Ce faisant, il «traite de la représentation sans passer par la figuration» et donne de nouveaux formats et de nouvelles raisons à nos espaces symboliques.

Raphaël Monticelli

Vernissage
le 8 octobre