ART | EXPO

François Morellet, c’est n’importe quoi?

29 Mar - 07 Mai 2014
Vernissage le 29 Mar 2014

Monochromes blancs, lignes noires, néons, le tout placé sous les auspices des mathématiques. On connaît bien désormais le vocabulaire minimaliste de l’artiste. Il propose dans cette exposition en forme de question espiègle des œuvres récentes mais aussi un exceptionnel ensemble de 1949, qui permettent de mesurer le chemin parcouru.

François Morellet
François Morellet, c’est n’importe quoi?

Facétieux en diable, le titre de l’exposition, «François Morellet, c’est n’importe quoi?», nous interroge et nous alerte sur la touche d’espièglerie dont l’artiste anime des œuvres au vocabulaire minimaliste désormais bien connu: monochromes blancs, lignes noires, néons, le tout placé sous les auspices des mathématiques.

Ce monde bien ordonné est en effet soumis à un tremblement général, à une forme de séisme salvateur. Dans les séries Triptyque (2014) et Carrément bricolé (2013), les divers éléments de l’œuvre donnent ainsi la sensation de se désolidariser sous l’effet des vibrations. Même chose dans la Débâcle (2013), où une grande ligne noire sectionne le tableau comme un zip newmanien et évoquerait presque les arêtes tranchantes de la Mer de Glace de Caspar David Friedrich.

Les cercles concentriques des Cruibes (2013-14) pourraient quand à eux matérialiser cette onde de choc qui met l’exposition sans dessus-dessous et se propage bien au-delà de la rue Saint André des arts.

Rue du Pont de Lodi, nous nous engageons en effet sur une passerelle de bois spécialement conçue par l’artiste japonais Tadashi Kawamata. Cette estacade nous permet de nous aventurer au-dessus d’un océan de néons, dont les clignotements génèrent une houle lumineuse. L’espace en vient à tanguer, avec cette œuvre qui, conçue à l’origine en 2001 pour le Musée de la Lumière à Unna (Allemagne), constitue un vibrant hommage à la série de tableaux de Piet Mondrian intitulée Pier and Ocean (1915).

Enfin, un exceptionnel ensemble d’œuvres de 1949 sera présenté rue Saint-André des arts. Inspirées par les arts premiers, et plus spécifiquement par les œuvres aborigènes, elles ont été initialement exposées en 1950 dans la galerie Raymond Creuze à Paris. Elles permettent de mesurer le chemin parcouru, en apportant un éclairage sur la genèse, mais aussi sur l’éternelle et vibrionnante jeunesse, de l’œuvre de François Morellet.

Vernissage
Samedi 29 mars 2014