ART | EXPO

Notre monde brûle

21 Fév - 17 Mai 2020
Vernissage le 20 Fév 2020

Véritable cri d’alerte face aux bouleversements politiques et écologiques qui marquent notre époque, l’exposition « Notre monde brûle » rassemble au Palais de Tokyo les œuvres d’une trentaine d’artistes contemporains tels que Mustapha Akrim, Francis Alÿs, Kader Attia, Mounira Al Solh, Sammy Baloji et Amal Kenawy.

L’exposition « Notre monde brûle » au Palais de Tokyo s’intègre dans la nouvelle saison en deux temps du Palais de Tokyo intitulée « Fragmenter le monde » qui entend proposer, à l’inverse d’une lecture homogène d’un monde globalisé, une cartographie fragmentaire de la scène contemporaine, ouverte à de nouvelles recompositions, modalités d’existence et rencontres.

« Notre monde brûle » : un cri d’alerte au Palais de Tokyo

Les œuvres rassemblées dans l’exposition « Notre monde brûle » incarnent un véritable cri d’alerte lancé face aux bouleversements du monde. Conçue en collaboration avec le Mathaf: Arab Museum of Modern Art, situé au Qatar, et sous le commissariat de son directeur, Abdellah Karoum, l’exposition offre un regard engagé sur la création contemporaine depuis le Moyen Orient.

Son titre est une allusion directe aux drames humains qu’entraînent le tensions diplomatiques et les conflits successifs dans cette région tout en les associant de façon plus large aux catastrophes écologiques que rendent visibles les gigantesques incendies qui sévissent à travers le monde. Le feu, symbole ambivalent, ne représente cependant pas que la destruction mais aussi l’énergie qui anime cette région à travers ses peuples avides de démocratie.

Des conflits au Moyen-Orient aux catastrophes écologiques, notre monde brûle

Les œuvres comme l’installation The Silent Multitudes d’Amal Kenawy ou encore les photographies et vidéos de Shirin Neshat, et les pays fictifs créés par Bady Dalloul s’inscrivent dans le prolongement des soulèvements populaires du monde arabe tandis que celles de Danh Vo, Kader Attia, Faraj Daham et Mustapha Akrim portent plus largement un fort désir de justice sociale.

Michael Rakowitz revient à travers son art conceptuel et engagé sur la destruction des trésors irakiens, la série de dessins I strongly believe in the right to be frivolous de Mounira Al Solh évoque le sort des réfugiés syriens et la réflexion s’ouvre aux questions écologiques à travers les œuvres d’Yto Barrada, Sammy Baloji, Monira Al Qadiri et Fabrice Hyber.