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Mois de la photo. Footlights

04 Avr - 06 Mai 2017
Vernissage le 04 Avr 2017 à partir de 18:00

L’exposition « Footlights » à la galerie Esther Woerdehoff présente de nouvelles séries de photographies de Guillaume Martial. Des clichés qui rendent hommages aux débuts du cinéma et interrogent l’environnement urbain contemporain.

L’exposition « Footlights » à la galerie parisienne Esther Woerdehoff présente plusieurs séries photographiques récentes de Guillaume Martial. Des œuvres placées sous l’égide de Charlie Chaplin qui témoignent d’un regard cinématographique.

Les photographies de Guillaume Martial s’inscrivent dans une tradition cinématographique

Le titre de l’exposition, « Footlights », est le titre original de l’unique roman écrit par Charlie Chaplin. Cet ouvrage qui ne fut jamais publié avant sa mort, inspira le scénario du dernier film qu’il réalisé aux Etats-Unis, Les Feux de la rampe (Limelight selon son titre original). Le choix de ce titre souligne combien la démarche photographique de Guillaume Martial s’inscrit dans une tradition cinématographique.

La première partie du parcours rend hommage à travers la série Animalocomotion aux inventeurs de l’image animée et aux truqueurs visuels qui ouvrirent la voie à la naissance du cinéma. Les photographies de cette série exploitent la technique de la chronophotographie développée à la fin du dix-neuvième siècle par le photographe britannique Eadweard Muybridge et le chercheur français Étienne- Jules Marey. Cette technique consiste à capturer un mouvement par une succession de photographies qui permettent de le décomposer en phases trop rapides pour être observées par l’œil humain.

Des photographies aux allures de numéros d’équilibriste

Les photographies de la série Animalocomotion reprennent cette technique précédant l’invention du cinéma. Présentées dans des boîtes lumineuses, elles montrent Guillaume Martial se transformant en différents animaux par le biais de multiples prises de vue qui décomposent son mouvement tandis qu’il se meut sous un drap blanc.

La seconde partie du parcours présente des photographies dans lesquelles les éléments les plus banals de l’environnement sont remis en question. Chaque cliché fixe l’expérience physique de l’espace par le biais d’un personnage à l’allure de funambule et d’acrobate jouant une scène burlesque. A travers cet instantané, c’est l’espace octroyé à l’humain dans le contexte urbain contemporain qui est mis en lumière. Qu’il s’agisse d’un bâtiment en chantier, d’un terrain de sport ou encore d’un pan de mur jaillissant de l’herbe, chaque image révèle l’absurdité de l’urbanisme.