ART | EXPO

FlashBack

11 Mar - 15 Avr 2017
Vernissage le 11 Mar 2017

L’exposition « FlashBack » à la galerie Alain Gutharc, à Paris, présente d’extravagantes œuvres de Lucile Littot : des tableaux, céramiques et installations qui illustrent des mythes féminins flamboyants et tragiques.

L’exposition « FlashBack » à la galerie Alain Gutharc rassemble des œuvres de Lucile Littot : des tableaux, des céramiques, des installations et des performances qui évoquent de mythiques figures féminines au destin aussi flamboyant que tragique.

Les œuvres de Lucile Littot, inspirées par la face sombre d’Hollywood

Les œuvres de Lucile Littot développent depuis quelques années une iconographie particulière qui tire son inspiration de la culture visuelle d’Hollywood dans les années 1940 et 1950, abordée alors que l’artiste française s’était installée sur la côte ouest des Etats-Unis. Envers cette période à la fois pourvoyeuse de nombreux fantasmes, Lucile Littot a gardé une certaine fascination doublée de répulsion.

L’intérêt ambigu de Lucile Littot se traduit par des œuvres forgeant des mythes féminins qui rappellent ceux nés dans des productions littéraires ou cinématographiques américaines comme Myrtle Gordon, l’héroïne du film Opening Night de John Cassavetes, la chanteuse de cabaret Dorothy Vallens protagoniste du film Blue Velvet de David Lynch, ou encore la Lolita du roman de Vladimir Nabokov.

Sous la douceur trompeuse, un univers tourmenté

Les œuvres de Lucile Littot déploient sous la douceur trompeuse de tons pastel un univers tourmenté. L’ensemble, plein de courbes baroques, d’exubérance et de dorures, est semblable à un riche décor traversé de nombreuses fêlures et contenant difficilement l’intensité émotionnelle qu’il renferme. D’extravagantes céramiques, posées au sol, côtoient de vastes ensembles picturaux aux motifs débridés, d’étranges installations imposent une note kitch et décalée au milieu desquelles se déroulent d’excentriques performances.

La série de tableaux intitulée Dolorès fait référence à la fois au roman Lolita de Vladimir Nabokov et au film Lola de Jacques Demy. Dans cet ensemble composé de plusieurs grandes toiles exposées en diptyques ou sous la forme d’un paravent, les amazones du Moyen Âge sont représentées dans un contexte à la fois festif, érotique et morbide évoquant un cabaret parisien des années folles.

L’installation Le festin des amazones ou Smile You Are On Camera, un lit à la d&coration chargée est recouvert d’objets variés et de pièces sculpturales qui reflètent l’univers extravagant de l’artiste : des céramiques, dont une paire de chaussures à talons, des chandeliers, des miroirs, des plumes d’autruche, une boule à facette , des flûtes, des tissus , rubans et éventails…