ART | EXPO

Flamme éternelle

24 Avr - 23 Juin 2014
Vernissage le 24 Avr 2014

L’artiste a conçu cette exposition dans une volonté de créer, dans une institution, un espace public ou des moments d’espace public. Un espace de rencontres, de dialogues, de confrontations. Un espace pour être, pour rester, pour passer du temps et un espace pour réfléchir. Un travail actif dont l’activité ne s’arrête jamais.

Thomas Hirschhorn
Flamme éternelle

Flamme éternelle est le titre de l’exposition proposée par Thomas Hirschhorn pour le Palais de Tokyo. Il s’agit d’une œuvre d’art, d’une exposition dans une institution. Ce que l’artiste veut, c’est créer, dans une institution, un espace public ou des moments d’espace public. Un espace de rencontres, de dialogues, de confrontations. Un espace pour être, pour rester, pour passer du temps et un espace pour réfléchir.(…)

Selon les propos de Thomas Hirschhorn, «Flamme éternelle» n’est pas une exposition interactive, c’est un travail actif, un travail dont l’activité ne s’arrête jamais. Cette activité est l’activité de la réflexion. Le titre de cette œuvre vient de là: «Flamme éternelle» de la pensée, «Flamme éternelle» de l’art et de la philosophie, «Flamme éternelle» de la poésie, de ce qui nous dépasse, de ce que l’artiste ne comprend pas. «Flamme éternelle» est aussi le feu qui reste vivant, le feu des idées, des concepts, des projets. «Flamme éternelle», c’est aussi le Foyer autour duquel on se retrouve pour se réchauffer, pour dialoguer et se sentir moins seul, échanger ses idées, ses projets, pour confronter ses positions. «Flamme éternelle» est aussi un signal. C’est le signal que quelque chose n’est pas éteint, que quelque chose est nourri et entretenu, que la forme est toujours là.»

La plupart des œuvres de Thomas Hirschhorn jouent avec des formes familières et urbaines évoquant l’étal, le marché aux puces, le pamphlet ou sa forme placardée comme le dazibao de la Chine populaire. «Kiosques», «Monuments», «Autels», «Sculptures Directes» constituent une véritable typologie de dispositifs fonctionnels ou votifs. Les «Kiosques» sont inspirés des structures de propagande développées par le constructivisme russe, les «Monuments» rendent hommage à l’œuvre de penseurs (Spinoza, Bataille, Deleuze, Gramsci) et les «Autels» évoquent les commémorations urbaines spontanées. Si les «Sculptures Directes» sont habituellement installées dans les institutions, la première version s’est suggérée à l’artiste par le détournement de la Flamme de la liberté (quai de l’Alma, Paris) en autel votif consacré à la princesse Diana.

Refusant toute invitation rétrospective, Thomas Hirschhorn a décidé pour le Palais de Tokyo de réactiver le protocole «Présence et Production». Par ce processus, Thomas Hirschhorn renouvelle la notion de présence si problématique au fil des phases classiques et modernes de l’histoire de l’art. L’opposition habituelle entre la présence de l’œuvre et de l’artiste en action est définitivement dépassée. La forme de l’œuvre est ouverte, accessible et gratuite, pour constituer un véritable espace public au sein de l’institution, disponible à une audience non-exclusive rassemblant les amateurs et ceux qui n’ont aucune inclination spécifique pour l’esthétique.

Thomas Hirschhorn conçoit «Flamme éternelle» comme son propre atelier provisoire, comme un espace d’accueil d’intellectuels libres de concevoir leur intervention ou leur simple présence en dehors de toute obligation d’animation culturelle de l’institution.

Commissaire : Julien Fronsacq

Vernissage
Jeudi 24 avril 2014