DANSE | SPECTACLE

Festival (tjcc), Ciel

24 Mai - 25 Mai 2013
Vernissage le 24 Mai 2013

Premier solo chorégraphique de Volmir Cordeiro, Ciel cherche des états de corps paradoxaux. Composé d’une multitude de corps interprété par le danseur, la pièce questionne et problématise l’exposition des minorités pauvres et marginales.

Volmir Cordeiro
Festival (tjcc). Ciel

Pendant trois jours, les (tjcc) rassemblent des spectacles et des performances de jeunes artistes qui se sont signalés au cours de l’année. Pour cette sixième édition, le festival (tjcc) s’intéresse à l’international et à des créations d’artistes issus de l’art contemporain.

Artiste associé au Théâtre de Gennevilliers, Philippe Quesne est invité depuis 2012 à composer la programmation du festival (tjcc). Il dirige la compagnie Vivarium Studio qu’il a fondée en 2003, avec laquelle il conçoit et met en scène des spectacles.
Parallèlement, il expose ses installations dans le cadre d’expositions

Ciel
Le ciel est un espace infini qui embrasse tout. Le ciel assure le cours des choses. Le ciel laisse venir.
J’ai choisi ce titre parce que le ciel ne privilégie rien, aucun moment, aucun être. Du ciel je retiens l’ouverture comme adresse pour cette danse. L’adresse comme lieu et aussi comme direction. Lorsque je m’adresse, un espace est créé parce que je cherche à toucher le dehors. Je m’épaissis parce que je suis ici et là-bas.

Aller dans la direction du dehors a déformé le corps. Il est devenu nerveux, désastreux, saturé. Dans cette danse d’adresse, le corps est resté peuplé ; si peuplé, il est resté, qu’il écrit sa danse en pensant qu’il est un corps quelconque.

Laisse-moi te regarder spectateur, laisse-moi te raconter qu’un jour j’ai eu toutes les idées.

Cette chorégraphie cherche des états paradoxaux. Comme si plusieurs corps tombaient du plafond, du ciel, et qu’à chaque chute je tente par le corps de sculpter un nouvel imaginaire. Ciel est composé d’une multitude de corps : vagabonds, travestis, fêtards, mendiants, paysans, indiens, rebelles, musiciens de la tropicalia… « J’ai un autre en moi que je n’ignore pas » ; je m’approprie cet autre corps, physiquement étrange, et je reconnais une parenté inquiétante qui me lie à cet autre. Ciel questionne et problématise l’exposition des minorités pauvres et marginales. (Volmir Cordeiro)

Chorégraphie et interprétation: Volmir Cordeiro
Musique: Peixe–Doces Bárbaros (Caetano Veloso, Maria Bethânia, Gal Costa e Gilberto Gil)
Photos: Laurent Friquet
Durée: 30 minutes

Repères biographiques
Volmir Cordeiro est né au Brésil en 1987.
Il est diplômé en études de théâtre à l’université fédérale de l’état de Rio de Janeiro en 2011, puis intègre Essai (2011-2013), master en danse, création et performance, au CNDC d’Angers (dirigé par Emmanuelle Huynh) en partenariat avec l’université Paris 8 et l’école des Beaux-arts d’Angers.
Il se consacre à la danse contemporaine dès 2004.